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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 00:02

La Cour de cassation vient de casser la condamnation du député Christian Vanneste qui avait déclaré que l'homosexualité était « inférieure à l'hétérosexualité» et que,«si on la poussait à l'universel, ce serait dangereux pour l'humanité».

Les associations Act Up-Paris, SNEG et SOS homophobie qui s'étaient portées parties civiles contre le député Christian Vanneste vont saisir la Cour européenne des droits de l'Homme.

L'ASSOCIATION TJENBÉ RÈD LANCE UN APPEL A MOBILISATION :


-APPEL À RASSEMBLEMENT CALME ET SILENCIEUX À PARIS LE MERCREDI 19 NOVEMBRE À 19 HEURES en face de la Cour de cassation, métro Cité, (les forces de police pourront indiquer un autre emplacement à proximité : renseignements auprès de Tjenbé Rèd au 06 12 95 16 21). Des photophores pourront être apportés et posés au sol.  
LE SAMEDI 22 NOVEMBRE À 19 HEURES au carrefour des rues des Archives et Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie (devant l’Open), métro Hôtel-de-Ville (les forces de police pourront indiquer un autre emplacement à proximité : renseignements auprès d’Act Up-Paris au 06 25 47 91 36).


-APPEL À ORGANISER DES RASSEMBLEMENTS SOLIDAIRES ET SIMILAIRES DANS LES AUTRES VILLES DE FRANCE sur la base du texte d'appel ci-dessous. Si vous organisez un rassemblement, prévenir Tjenbé Rèd à tjenbered@gmail.com


-APPEL A SIGNER LE TEXTE D'APPEL CI-DESSOUS qui vaut pour pétition. Pour signer le texte, écrire à tjenbered@gmail.com

-APPEL A COLLECTER DES FONDS POUR SOUTENIR L'ACTION EN JUSTICE PORTEE PAR ACT-UP PARIS, SNEG ET SOS HOMOPHOBIE. Si vous avez collecté des fonds, contactez Tjenbé Rèd à tjenbered@gmail.com

 

 

Texte d'appel de l'association Tjenbé Rèd du 14/11/2008 (avec mise à jour des amendements au texte au 17/11/2008 à 23h) :


LA DIGNITÉ DES PERSONNES LESBIENNES, GAIES, BI & TRANS 
N'EST PAS INFÉRIEURE À CELLE DES AUTRES


(Appel à rassemblements à Paris ET en région, mercredi 19 novembre à 19 heures  et samedi 22 novembre à 19 heures, après la décision de la Cour de cassation de "gracier" Christian Vanneste)


La Cour de cassation vient de casser la décision de la cour d'appel de Douai qui condamnait le député Christian Vanneste pour avoir déclaré que l'homosexualité était «inférieure à l'hétérosexualité» et que, «si on la poussait à l'universel, ce serait dangereux pour l'humanité». En refusant qui plus est de renvoyer l'affaire devant une autre cour d'appel, c'est presque un droit de grâce que la cour de cassation a exercé, sans donner tout le poids à l'esprit de la loi sur les propos homophobes du 30 décembre 2004 ou de l'article 1er de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 : «Les hommes [et les femmes] naissent et demeurent libres et égaux en droits».


La Cour de cassation admettra-t-elle demain qu'une personnalité publique puisse déclarer que la condition noire est « inférieure à la condition blanche» et que, «si on poussait la négritude à l'universel, ce serait dangereux pour l'humanité » ? Faudrait-il voir dans ce glissement la traduction juridique ou jurisprudentielle de certains appels demandant la fin d'une supposée repentance et l'avènement d'une liberté d'expression qui mettrait à même niveau, par exemple, le racisme et l'antiracisme ? Le même Christian Vanneste avait déjà obtenu l'inscription du «rôle positif de la présence française outre-mer» dans la loi du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés. Par sa décision, la Cour de cassation menace-t-elle de détricoter la législation contre le racisme et l'homophobie fondée sur la loi n°72-546 du 1er juillet 1972 relative à la lutte contre le racisme (dite loi Pleven), sur d'autres lois adoptées en 1975, 1977, 1983, 1985 et 1987 ou sur la loi n°90-615 du 13 juillet 1990 tendant à réprimer tout acte raciste, antisémite ou xénophobe (dite loi Gayssot) ?


Comment comprendre autrement cet argument de la Cour concédant simplement que les propos litigieux «ont pu heurter la sensibilité de certaines personnes homosexuelles» ? L'Interassociative lesbienne, gaie, bi & trans a souligné le caractère étonnant de cet argument. Reviendrait-il aux personnes homosexuelles de lutter contre les homophobies (lesbophobie, gaiphobie, biphobie, transphobie), aux personnes de couleur de lutter contre le racisme, aux personnes juives et arabes de lutter contre l'antisémitisme, aux personnes vivant avec le VIH/sida de lutter contre la sérophobie... et que le meilleur gagne !? La Cour de cassation envisage-t-elle un éclatement de la communauté nationale en communautés rivales ?


En outre, parlant ainsi de la «sensibilité» de «certaines» personnes homosexuelles (les pauvres...), la Cour de cassation semble diviser ces personnes entre elles voire les renvoyer toutes ensemble au registre de la psychologie si ce n'est de la psychiatrie dans lequel elles ont trop longtemps été enfermées - et dans lequel elles le sont encore trop souvent. La Journée mondiale de lutte contre l'homophobie le rappelle chaque année, qui célèbre l'anniversaire du 17 mai 1990 où l'Organisation mondiale de la santé avait pourtant pris la décision de supprimer l'homosexualité de la liste des maladies mentales  (une telle suppression reste d’ailleurs attendue concernant l’identité de genre et la décision de la Cour de cassation nous rappelle que la justice française maintient les personnes trans dans ce même registre, de la psychologie ou de la psychiatrie, en n’autorisant leur changement d'identité que si leur transition est faite dans un but «thérapeutique»). Pour se remettre de tant de «sensibilité», les personnes lesbiennes, gaies, bi et trans'  doivent-elles envisager un retour aux douches froides, aux chocs électriques et à la lobotomie ?


RÉAGISSONS.


Demain mercredi 19 novembre à 19 heures, par un rassemblement silencieux devant la Cour de cassation, nous rendrons hommage dans le calme et dans la dignité aux victimes des homophobies, bafouées par sa décision. Nous démontrerons notre attachement à la solidarité entre communautés, entre combats contre la lesbophobie, la gaiphobie, la biphobie, la transphobie, le racisme, l'antisémitisme ou la sérophobie.  À cette occasion, nous distribuerons des tracts annonçant le rassemblement suivant, prévu le samedi 22 novembre à 19 heures dans le Marais à l'initiative de l’association Act Up-Paris, et nous recueillerons des fonds pour les associations Act Up-Paris, SNEG et SOS homophobie qui, déboutées par la Cour de cassation, ont annoncé leur intention d'aller devant la Cour européenne des droits de l'homme.  


Rassemblement du mercredi en face de la Cour de cassation, face au 5, quai de l’Horloge à Paris, métro Cité (les forces de police pourront indiquer un autre emplacement à proximité : renseignements auprès de Tjenbé Rèd au 06 12 95 16 21). Des photophores pourront être apportés et posés au sol.


Rassemblement du samedi au carrefour des rues des Archives et Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie (devant l’Open), métro Hôtel-de-Ville (les forces de police pourront indiquer un autre emplacement à proximité : renseignements auprès d’Act Up-Paris au 06 25 47 91 36).



Les premiers signataires (signatures au 17/11/2008 23h) : 

Personnes morales : 
I - Tjenbé Rèd (Mouvement civique pour l'action & la réflexion sur les questions noires, métisses & LGBT en France ultramarine & hexagonale), II - Act Up-Paris, III - Alter Égaux, IV - les Alternatifs, V - An Nou Allé, VI - APGB (Association de ayuda a las personnas bi-sexuales e homosexuales; heteros), VII - ARIS (lieu associatif LGBT - Lyon), VIII - Bagdam Espace lesbien (Toulouse), IX - CIBEL (Compagnie des Insoumises, Baladines, Enthousiastes et Lesbiennes, association nationale domiciliée à Montreuil), X - Chrysalide (association faite par et pour des personnes transgenres, transexuelles, travesties, intersexes, indéfinies, en questionnement), XI - Collectif Scumlambda (Collectif français de relais d'informations concernant les luttes LGBTI en Turquie), XII - Comité IDAHO (International Day Against Homophobia - Journée mondiale de lutte contre l’homophobie), XIII - Contact Aquitaine, XIV - CRAN (Conseil représentatif des associations noires de France), XV - Etudions Gayment (Université de Paris X Nanterre), XVI - Festival de films gays & lesbiens de Paris, XVII - GayKitschCamp, XVIII - Girofard (Collectif associatif pour un centre LGBT à Bordeaux et en Aquitaine), XIX - Gruppo EveryOne, XX - La Lune (association de femmes homosexuelles de Strasbourg), XXI - Mix-Cité Nantes, XXII - Parti communiste français, XXIII - Les Putes, XXIV - Quincaillerie trans lesbienne et féministe (Lyon), XXV - La Ruota Rossa, XXVI - Tasse de Thé, XXVII - Le Torchon Brûle Toujours (association féministe), XXVIII - Trans Aide, XXIX - VELA | VigilancE Lgbti Aix-en-Provence, XXX - Watching The Sky


Personnes physiques :
 1°) David Auerbach Chiffrin (président de Tjenbé Rèd, secrétaire général d’An Nou Allé) et 2°) Célia Baudu (co-fondatrice du groupe VELA), 3°) Jacqueline Bidoia (présidente de Contact Aquitaine), 4°) Sabine Blanc (présidente d’ARIS), 5°) Françoise Blanchon (Quincaillerie trans lesbienne et féministe, Lyon), 6°) Brigitte Boucheron (présidente de Bagdam Espace lesbien, Toulouse), 7°) Nathan Boumendil (les Alternatifs), 8°) Patrick Cardon (chercheur), 9°) Judith Chaumont (Collectif Scumlambda, cofondatrice de «Le Torchon Brûle Toujours»), 10°) Stéphane Coloneaux (porte-parole du Parti communiste français), 11°) Rebecca Covaciu (fondatrice de Watching The Sky), 12°) Chantal Delatorre (présidente de Tasse de Thé), 13°) Béatris Dhib, 14°) Bernice Dubois (CIBEL), 15°) Vincent Espagne (directeur artistique), 16°) Florence Fradelizi (directrice du Festival de films gays & lesbiens de Paris), 17°) Steed Gamero (fondateur de Watching The Sky), 18°) Nico Grancea (président de La Ruota Rossa), 19°) Lionel Jacob (président de l’APGB), 20°) David Latour (président de Chrysalide), 21°) Patrick Lozès (président du CRAN), 22°) Stéphane Lavignotte (pasteur), 23°) Joël Leroy (Lille), 24°) Roberto Malini (coprésident du Gruppo EveryOne et fondateur de Watching The Sky), 25°) Laurent Martinez (Centr’Egaux), 26°) Karine Nail, 27°) Patricia Parisis (membre du Collectif confédéral CGT de lutte contre l'homophobie), 28°) Fabio Patronelli (fondateur de Watching The Sky), 29°) Matteo Pegoraro (coprésident du Gruppo EveryOne), 30°) Dario Picciau (coprésident du Gruppo EveryOne et fondateur de Watching The Sky), 31°) Jonathan Pionnier (Mix-Cité Nantes), 32°) Irène Tabellion (présidente de La Lune), 33°) Natacha Chetcuti (sociologue, Paris), 34°) Jean-Christophe Testu (Girofard), 35°) Tavotte Teurtroy, 36°) Louis-Georges Tin (président d’An Nou Allé, président du Comité IDAHO, porte-parole du CRAN) 
POUR SIGNER CE TEXTE : écrire à 
tjenbered@gmail.com


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Published by radiocancan - dans Actu
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