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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 15:29

APPEL A SIGNATURES DE LA BARAKA

N'ACCEPTONS PAS L'INTOLERABLE !

 

incendie de la Baraka

 

Lundi 24 octobre au soir, "La maison des Roms", un bâtiment d'une ancienne cartonnerie du 20ème arrondissement de Paris, abritant 114 Roms dont 43 enfants, a brûlé. Ion Salagean est mort. Une centaine de personnes est à la rue. La scolarité de nombreux enfants qui vont à l'école dans le quartier est mise en péril. Toutes les affaires ont brûlé : vêtements, médicaments, couvertures ... D'après le témoignage d'un des habitants du squat des hommes cagoulés étaient sur le toit du bâtiment et ont lancé à l'intérieur des bouteilles inflammables. Une enquête policière est en cours. Des solutions provisoires de relogement d'urgence ont été proposées au sinistrés, mais seulement pour quelques jours. C'est le 16ème  incendie de maison ou de campement Rom en seulement 10 mois en France !

Le collectif La Baraka et les lutheuses de Rrue appellent toutes les organisations solidaires à co-signer cet appel :

 

Appel du collectif la Baraka du 27/10/2011 en ligne sur le site des Lutheuses de Rrues

 

N'ACCEPTONS PAS L'INTOLERABLE !

ION SALAGEAN TUE DANS L'INCENDIE DE LA BARAKA

 

Ion Salagean un homme d’une cinquantaine d’années est mort dans l’incendie de La Maison des Roms, la Baraka au 163, rue des Pyrénées. Suite à cette catastrophe une centaine de personnes sont à la rue et démunies de tout.

 

Une enquête est ouverte par le parquet de Paris pour déterminer la cause de cet incendie et il faut que tout soit fait tout pour que cette enquête aboutisse.


La Maison des Roms, la Baraka une ancienne cartonnerie du vingtième arrondissement de Paris propriété de la mairie de Paris était occupée par plusieurs familles depuis le mois de novembre 2010. Le bâtiment détruit par l’incendie, le seul habité par les familles avait été déclaré salubre par la préfecture de Paris.

Le 12 août l’expulsion des familles de ce lieu de vie précaire, qui répondait pourtant aux urgences de la situation, a été prononcée par le Tribunal du vingtième arrondissement. La mairie de Paris disait chercher des solutions de relogement -accorant de fait des délais- mais subissait des pressions de la part de la mairie du vingtième arrondissement pour accélérer l’expulsion.

Par ailleurs dans le voisinage circulait une pétition contre la présence des familles à la Baraka.

Mardi 18 octobre, un rassemblement de voisins a eu lieu devant La Maison des Roms, la Baraka. Une vingtaine de personnes en colère ont essayé d’abord de pénétrer dans les lieux par le portail de devant, puis par la porte arrière. Ils n’ont pas hésité a affirmer qu’ils étaient accompagnés par l’avocate de la mairie : un mensonge.

Devant une telle hostilité, les roms se sont enfermés.

Finalement, une dame c’est présentée comme mandatée par la mairie. Bien que n’ayant pas de carte l’attestant, les habitants lui ont ouvert puisqu’elle elle était déjà venus quinze jours auparavant prendre des photos « pour le diagnostic des travaux en projet sur ce site », avait-elle dit. Elle a refait le tour accompagné d’un homme qui se présentait comme l’entrepreneur.

Le soir même une tentative d’intrusion par la porte arrière a effrayé les familles qui étaient à l’intérieur, elles se sont alors barricadées.

Six jours après il y a eu l’incendie : des personnes ont déclaré avoir vu des ombres se faufiler sur le toit facilement accessible.

La plupart des familles n’ont « bénéficié » que de trois nuits d’hôtels. Elles ont été dispersées, sans qu’aucune des associations qui les suivaient jusque là, Harissa sauce blanche, Secours catholique, La Voix des Roms, le Collectif de la Baraka et les Lutheuses de Rue ne puisse avoir la liste des personnes prises en charge ni l’adresse des lieux où elles ont été dispatchées. En remettant le sort des familles à la seule association Emmaüs coup de main -inconnue par les familles- la mairie les isole des associations qui effectuaient un accompagnement médical, scolaire et administratif en cours et des solidarités qui s’étaient mises en place, d’autant plus précieuses après l’incendie.

 

Nous apprenons, aujourd’hui, que dix huit personnes ont été dirigées vers des « retour volontaires », par Emmaüs Coup de main.

 

Il y a eu mort d'homme, il serait important et nécessaire à la dignité, que chacune et chacun, le connaissant ou non, puissent témoigner autour d'un signe visible au 163 rue des Pyrénées, de sa sympathie, de l'expression de ses regrets et de sa colère, d'un respect pour sa mémoire.


Nous dénonçons toutes les violence racistes faites aux roms, exigeons un relogement stable pour les victimes, que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cet incendie.


N’acceptons pas l’intolérable !


 

Premiers signataires:

FNASAT Gens du Voyage, ASAV 92, Association Nationale des Gens du Voyage Catholiques (ANGVC), La voix des Rroms, Le Collectif la Baraka, Le Collectif Contre la Xénophobie, Les Lutheuses de Rrue, Le Collectif de Soutien aux Biffins, Bagagerue, Harissa Sauce blanche, LeZ Strasbourgeoises,

 

 

Le collectif La Baraka et les Lutheuses de Rrue appellent les associations et collectifs à co-signer cet appel ! Envoyer les signatures à inesdelunah@yahoo.fr !

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Published by leZ Strasbourgeoises - dans Actu
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