mises à jour le 29/06/2009
Mardi 14 avril 2009


PLANNING FAMILIAL :

LA MOBILISATION COMMENCE A PORTER SES FRUITS !


Le planning familial s'était mobilisé en février 2002 et avait lancé une pétition pour protester contre la baisse des financements publics pour l'information et la santé sexuelle. Pour une fois, la lutte semble porter ses fruits, même si la prudence s'impose ! L'état s'est engagé à rétablir les crédits sur au moins 3 ans. Restons vigilantEs ! D'ici 3 ans, même combat !



Communiqué du Planning Familial du 13/04/08

Contact : mfpf@planning-familial.org



Ensemble, nous avons obtenu que l'Etat rétablisse son engagement et sa responsabilité nationale pour l'information, l'éducation à la sexualité pour toutes et tous.

L'Etat s'est engagé à rétablir les crédits sur au moins trois ans permettant le financement de l'ensemble des EICCF.


Très vite, le travail avec les services de l'Etat devrait débuter sur une clarification mais aussi rendre visibles aux yeux de l'opinion, des partenaires sociaux et des décideurs, ces missions d'accueil, d'information, d'éducation à la sexualité et à la vie de couple que réalisent les EICCF sur le terrain. L'Etat devrait ainsi assurer la promotion de ces missions auprès de l'opinion publique.


Ce travail devra prendre en compte les besoins de la population dans ces domaines pour que les futurs moyens des EICCF soient en adéquation avec ces besoins dés 2010 et 2011.


Merci aux plus de 141.000 signataires de la pétition en ligne et sur papier dont la présence à nos cotés a été déterminante.


Nous avons fermé le 13 mars cette pétition lancée le 29 janvier mais l'aide et le soutien de toutes et tous dans la phase qui s'ouvre sont tout aussi déterminants.


Nos associations départementales du Planning Familial en ont besoin, n'hésitez pas à prendre contact avec elles et à nous soutenir.



Merci encore et à très bientôt.


Le Planning Familial

www.planning-familial.org

mfpf@planning-familial.org



Contacter et soutenir le Planning Familial à Strasbourg :

Planning Familial / Centre de planification

13 rue du 22 novembre (entrée rue Hannong)

67000 Strasbourg

tel 03 88 32 28 28 fax 03 88 21 09 40

mfpf67@wanadoo.fr


Une suggestion toute simple : prenez votre carte d'adhérentE au planning familial: ça fait rentrer un peu de sous, et plus il y a d'adhérentE, plus une association a de poids !

N'oublions pas que le planning familial est l'équivalent d'un service publique indispensable pour les femmes, en particulier les plus jeunes !

 

Par radiocancan - Publié dans : Nos luttes - Communauté : Culture Lesbienne
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Vendredi 10 avril 2009

 

NEUF AGRESSEURS CORRIGÉS PAR DEUX TRANS' !


Article transmis par Support Transgenre Strasbourg le 10/04/08 / Source : journal 20 mn

Contact : sts67@sts67.org


Héhé ! Ça a souvent été une mauvaise idée de s'attaquer à des trav'/trans', au moins depuis Stonewall :-D !


Article paru dans 20mn :

Act. 07.04.09; 22:09 Pub. 07.04.09; 22:45

Annecy (f)


Neuf agresseurs corrigés par deux transsexuelles


Devant un club, des individus s'en sont pris à deux transsexuelles. Mauvaise idée: elles sont expertes en autodéfense.


C'est à la sortie du Happy People que l'agression s'est produite. Le groupe de neuf personnes a dû se dire que les deux transsexuelles qui sortaient d'une boîte gay feraient des proies faciles. Mal leur en a pris puisqu'ils sont tombés sur plus fortes qu'eux.


Dimanche, à 2 h 30 du matin, une Franco-Suisse et une Suissesse ont été agressées devant le Happy People, au centre d'Annecy (Haute-Savoie), alors qu'elles regagnaient leur voiture. Tout a commencé par des insultes et des crachats de quatre individus - rejoints ensuite par cinq autres - à l'encontre des deux trans, qui ont aussi subi un jet de bouteille. Un pistolet aurait même été brandi, selon un témoin.

Mais au lieu de fuir les victimes ont fait face à leurs assaillants.

Mieux: elles se sont défendues. Car ces dames sont expertes en sports de combat. L'une est maître d'armes en escrime, l'autre spécialiste de krav-maga, un art martial israélien. Après quelques minutes d'échanges de coups, le duo de choc a réussi à faire fuir les assaillants, qui se sont engouffrés dans deux voitures. Un des conducteurs a encore tenté de renverser les transsexuelles en partant à contresens.

Un habitant du quartier a appelé la police, qui est arrivée très rapidement, parvenant ainsi à arrêter un des véhicules et d'y interpeller cinq malfrats. Leurs acolytes, dans la seconde voiture, ont réussi à s'échapper. Ils courent toujours.

Les deux transsexuelles ont déposé différentes plaintes pénales, notamment pour insultes, menace avec une arme à feu, agression caractérisée et coups et blessures. Au commissariat d'Annecy, on confirme que des plaintes ont été déposées dans le cadre de cette affaire. Pas d'autre commentaire toutefois n'est donné: une enquête est en cours.

Par radiocancan - Publié dans : Nos luttes - Communauté : lesbienne
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Lundi 16 mars 2009


LGBTI, RAPPORTS DE CLASSES SOCIALES ET RACISME...


Je vous fait part ici des témoignages d'une amie de Mulhouse.. L'identité de cette amie et des protagonistes restera anonyme, l'important n'étant pas de savoir de qui il s'agit, mais de quoi il s'agit. Cette amie souhaite que ses témoignages prêtent à réflexion, notament que les milieux LGBTI se remettent en question pour ce qui concerne les rapports de classe sociale. Si vous souhaitez toutefois lui apporter un message de soutien, vous pouvez lui écrire via le formulaire de contact.


M a subi une agression homo-trans-phobe à son appartement dans un quartier populaire de Mulhouse le 24 Février 2009. C'est la troisième fois qu'elle subit une agression en moins d'un an, la quatrième en l'espace de 4 ans, dont 2 fois cette année dans son quartier. Son témoignage soulève plusieurs questions, notament le fait d'être confrontéE à des discriminations multiples, liées à l'orientation sexuelle, l'identité de genre, la classe sociale et les origines.


M, né garçon, chemine actuellement vers une identité féminine; elle est donc trans' M to F (male to female, homme vers femme) en début de transition; elle est plutôt connue comme garçon gay, mais elle apparaît tantôt comme gay tantôt comme transgirl. Actuellement, dans son quartier, étant donné les agressions qu'elle a subi et les risques qu'elle court, M essaie d'être la moins visible possible que ce soit comme gay ou comme trans'. M est ouvrière au chômage et n'a donc pas les moyens d'habiter hors d'un quartier populaire. Son niveau de vie ne lui permet pas non plus de sortir souvent dans les lieux communautaires LGBTI, en général des bars et des soirées très coûteuses quand on a très peu de revenus. Elle est également visible comme personne « non-blanche » donc, cible de racisme. Le racisme, elle ne le subit pas dans son quartier, mais plutôt lorsqu'elle cherche du travail. Hors de son quartier, elle est visible comme queer (les queers subvertissent les normes de genre et d'orientation sexuelle). Son identité politique s'inscrit dans ce que le mouvement queer a été à son origine aux Etats Unis, des gays, des lesbiennes et des trans', prolétaires et de couleur.


De par ses convictions politiques, M fréquente à la fois les milieux queers, LGBTI, libertaires et alternatifs. Mais du fait qu'elle est tout à la fois prolétaire, « non-blanche », gay et trans', elle est également confrontée à des discriminations dans ces milieux militants. Elle a subi deux agressions dans ces milieux, l'une dans un bar LGBTI à Mulhouse, l'autre dans une soirée libertaire anti-fasciste à Strasbourg. Dans les deux cas elle a d'abord été prise à partie et humiliée sur son appartenance de classe, dans un cas sur son look dans l'autre sur ses faibles moyens financiers. Et dans les deux cas elle a été confrontées à des personnes qui se sont avérées homophobes et l'ont menacée et insultée. En outre dans ces milieux M se heurte très fréquement à l'incompréhension des autres militantEs. La majorité des militanTEs étant issue des classes moyenne blanches. Aussi, quand M a parlé à des amiEs militantEs queer et LGBTI de son agression à son domicile, ceux/celles-ci lui ont suggéré de déménager, sans avoir conscience que cela ne faisait que déplacer le problème, puisque M n'a pas les moyens de loger ailleurs que dans un quartier populaire, où les associations et militantEs LGBTI, queer, libertaires et autres ne vont pas, et où la transphobie et l'homophobie ne rencontrent aucune résistance. Dans ses témoignages, M laisse éclater sa colère après avoir relaté les agressions qu'elle a subi, et c'est véritablement une question politique qu'elle soulève.




Récit de M concernant son agression du 24/02/2009 à son appartement dans un quartier populaire de Mulhouse :



« Récit perso aujourd'hui 24 FEVRIER : Mes voisins homophobes ont lancé des projectiles à ma fenêtre, insultée de sale pédé, puis ont tenté de s'introduire chez moi. Heureusement que c'est fermé à cléf. »

« Je n'ai pas vu qui, mais ça venait de la fenêtre au dessus de chez moi, quelqu'un qui lançait des projectiles à ma fenêtre, quand j'ai mis mon nez à la fenêtre pour voir ce qui se passe, j'ai entendu des ricanements au-dessus. J'ai demandé qui est-ce qui jette des projectiles à ma fenêtre, une voix dit : il est à la fenêtre le hataî (pédé en arabe). J'ai demandé qui est le hataî dont il parle ? (une voix de mec probablement le fils des voisins qui à éclaté ma voiture le 6 aout dernier). Pas de réponse, je lui demande, s'il a envie d'expliquer aux flics qui c'est le hataï ? Je ferme la fenêtre. Quelques minutes plus tard, quelqu'un essaye d'ouvrir la porte de chez moi. Les faits se sont déroulés entre 15H10 et 15H45 environ. Vers 15H40, j'ai téléphoné aux flics, pour leur signaler que quelqu'un essaye de renter chez moi.

J'ai déposé plainte le 26 fevrier contre X pour propos homophobes »

« Mon quartier n'est pas constitué de grande tours, genre zup; ce sont de vieilles maisons ouvrières acollées les unes aux autres datant probablement du 19eme siècle, ou début 20eme, avec trois ou quatres appartements. Je suis au premier étage, en dessous le rez- de-chaussée. »


« C'est la deuxièmes attaque trans/homophobe, violente que je subis dans le quartier ou je vis en moins d'une année, c'est la troisième si je compte celle que j'ai subis lors d'un concert antifa à Strasbourg. » (En fait 4 si on compte l'agression dans un bar LGBT à Mulhouse)


« Suis dans un hlm, suis ouvrière au chômage, quand je pousse des coups de gueules sur les discriminations que je subis, on me répond comme un coup de claque et son revers par : " mais déménage ma pauvre chérie !"

Même chez les militantEs. Mais ouai ! C'est tellement simple... surtout quand on ne peut pas se payer autre chose qu'un hlm, tout en étant visible et militantE. C'est juste déplacer le problème avec soi. A croire que les pétasses militantes sont toutes des bourgeoisEs, ultra qualifiéEs. »

« Je pense qu'ils/elles ne se rendent pas compte. Ce qu'est être visible queer, dans un quartier très pauvre. Déménager ailleurs c'est déplacer les problèmes avec soi. Quand on est précaire on ne peut se payer que des appartements précaire, faits pour des précaires. Bien les laisser entre eux, isloséEs et surtout ne pas s'en préoccuper. Par exemple : dans un immeuble à côté de chez moi on a entassé des personnes fragiles dans leurs têtes, elles vivent seules, et n'ont pas vraiment d'accompagnement psychologique »


« Je suis encore plus dégoutée que j'ai appris hier le thème de l'europride 2009 à ZURICH : "Les victoires sont nombreuses - plus nombreux encore sont les défis à relever " *, j'en ai les tripes retournées, les victoires de quoi ? De qui ? Ils nous ont déjà fait le coup « du sport » l'année dernière à quelques jours de la coupe d'Europe de foot. Je suis restée, mais je me suis tellement fait chier, que j'ai fini par me souler la tronche et à aider les éboueurs à ramasser la merde que les manifestantEs ont jeté. Visible je serai et je vais continuer à foutre la honte aux bourgeoisEs. »


« La conscience politique et la visibilité des précaires elle est ou là ? »


« J'ai plutôt une idée à proposer à tous les groupe ITLBG** : Pourquoi ne pas organiser les marches de visibilité, avec passage, dans, des quartiers populaires, ou dans les petits villages, Plutôt que dans les centres villes "où les gens n'en ont rien à faire" ??? »


* M précise que le thème de l'Europride 2009 n'est finalement pas encore confirmé; elle tient surtout à dénoncer la récupération commerciale des prides.

**ITLBG = Intersexes, Trans', Lesbiennes, BiEs, Gays




Récit de M du 19/02/2009 concernant l'agression qu'elle a subi dans un bar LGBTI de Mulhouse en 2005. Ce récit a été adressé à une association LGBTI de Mulhouse.


« Un jour en allant dans ce bar, je me retrouve face à des mecs qui disaient, « viens on va voir les pédés pour voir si on connait quelqu'un ». Les insultes n'ont cessé à mon oreille que quand j'ai quitté l'établissement.


Une autre fois, dans le même bar, je rentre et m'installe au bar. Un homme d'une quarantaine d'années m'ordonne d'enlever ma casquette. Je fus choquéE par cette attitude autoritariste, et le ton avec lequel il me parle. Ne voulant pas faire d'esclandre, et juste boire un verre, j'enleve ma casquette avec amertume. et là, le visage de cette personne se déforme a la vue de l'iroquois* dressée sur mon crâne. Je m'apperçois quelques minutes plus tard que d'autres personnes portent librement un couvre chef et nul ne s'en souciait. Je decide donc de remettre ma casquette et cette personne revient me voir pour me dire que comme nous sommes le 1er janvier il est exigé une tenue correcte, et que je dois enlever ma casquette. Je lui reponds que rien ni personne ne le précise à l'entrée. Je lui precise également que d'autres personnes portent une casquette dans le bar. Il me demande de lui indiquer qui était ce ? Je lui reponds que je suis un client qui vient se payer un verre, et non pas pour faire le travail a sa place. Il me prend par le bras et me dis qu'on va s'expliquer dehors. Je lui dis que pour avoir une explication hors des murs de l'établissement, il pouvait me lacher le bras. ArrivéEs à l'exterieur il me redit que si je veux rentrer je dois faire des efforts sur ma tenue vestimentaire et que ce n'est pas parce que rien est indiqué a l'entrée que ce n'est pas dans les moeurs de cet établissement au vu du nom de celui-ci. Je lui reponds que c'est un bar repertorié dans la presse specialisée pour acceullir des clients lgbti sans preciser à quelles classes sociales ils appartiennent, et que j'en suis; que ce n'était pas la première fois que je venais boire un verre ici, et que nulle personne ne m'a jamais rien dit à par lui (que je n'avais jamais vu les fois précédentes), et que personne ne m'a fait la moindre remarque, et aussi que personne, sauf lui, ne m'avait parlé ni traitéE de cette facon. Je lui ai demandé si c'était à cause du nom du bar qu'il se permettait de traiter les gens de la sorte ? Il me répond par « ferme ta gueule et dégage ! ». Je lui reponds de fermer sa gueule lui (en arabe). Il me repond egalement en arabe d'aller me faire enculer ailleurs. Je lui reponds en m'éloignant qu'en fait ce bar ne veut que l'argent des homos, que j'irai m'en plaindre dans la presse specialisée qui reférence les établissements. »


* iroquois = grande crête de cheveux dressée sur la tête.



Récit de M concernant l'agression dans un concert anti-fasciste en milieu libertaire à Strasbourg fin 2008. A préciser que M est venue à ce concert avec deux amiEs, une femme connue dans le milieu pour être féministe, et un homme connu dans le milieu pour être bisexuel. Au cours de cette même soirée l'amie de M a subi une agression sexiste et l'ami de M a subi une agression homophobe. M et ses amiEs ont été agresséEs séparément et n'ont pas pu se solidariser.


« Le fameux soir de ce concert, X [un des organisateurs], m'a humiliéE, parce que je n'avais pas assez d'argent pour me payer l'entrée. Au même moment il ne s'est pas opposé à laisser un skin agiter un couteau sous mes yeux avec le regard menaçant porté sur moi, quand il m'a bloquéE à l'entrée, avant que celui-ci (le skin) ne lui remette le couteau, en lui demandant de lui garder, jusqu'à ce qu'il ressorte. Quand je suis sortiE fumer une cloppe, X m'as empêchéE, avec l'aide d'un de ses compères, à franchir une des trois portes , en me disant que j'étais obligéE de passer par une autre porte. Sous prétexte que s'est une issue de secours*, il me montre alors le panneau lumineux au dessus de la porte qui n'indique pas « issue de secours » mais sortie.[...]. »


Les faits cités ci-dessus sont de réels souvenir de cette soirée, pour le reste, c'est moins sur. D'autant qu'après le coup de l'issue de secours, j'ai longuement échangé avec X (souvenir sur la longue conversation: un interrogatoire de police; il me demande pourquoi je viens aux réunions de la coordination, et me reproche de ne rien y faire. Je lui réponds que plutôt que de jouer aux flic avec moi il ferai mieux de surveiller les skins qu'il a laissé rentrer, ainsi que les fascistes rouges d'un syndicat de Mulhouse, dont un machiste que j'ai reconnu qui est l'ex d'une copine qu'il avait harcelée lors de leur séparation). Tout en refusant de lui faire face (je lui tourne le dos et suis plantéE au milieu de la porte d'entrée), pour justement éviter, de rentrer dans son jeux des provocations. Je me rappelle lui avoir montré mon trou du cul, au bout d'un moment. Plusieurs voix derrière mon dos, elles semblent menaçantes, « d'où il sort celui-là » ! On me demande de me retourner « qu'on puisse m'en foutre sur la gueule » JE REFUSE, en écartant bien mes fesses, je leur proposais alors « de m'en foutre dans le cul ». Je n'ai pas vu qui c'était. J'entends des voix dire : c'est quoi ça ? Il est venu seul ? » J'entends prononcer le nom d'une de mes amies. Je me souviens avoir versé des larmes sans me rappeler pourquoi. Les souvenirs me reviennent peu à peu avec le temps, mais pour le moment le reste est assez flou et mélangé. »


*En réalité, dans cette salle, les issues de secours se trouvent à un tout autre endroit.


D'aucunE seront peut-être choquéEs de la réaction provocatrice de M, mais il faut comprendre sa colère et l'humiliation qu'elle a subi. On lui reproche de ne pas avoir de quoi payer son entrée, alors qu'à la caisse on l'a laisée rentrer gratuitement sans qu'elle ait eu elle-même à le demander. On lui reproche de ne pas suffisamment s'investir dans des réunions à Strasbourg alors qu'elle habite Mulhouse et qu'elle ne peut pas se permettre de faire souvent le déplacement et que cela se sait. On la menace avec un couteau, mais c'est elle qu'on bloque à l'entrée, et l'agresseur entre sans problèmes dans la soirée...


Voilà, 3 témoignages à méditer et beaucoup de pain sur la planche dans « nos milieux militants » !

Par radiocancan - Publié dans : Nos luttes - Communauté : Culture Lesbienne
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Dimanche 15 mars 2009


TRANSPHOBIE TRES ORDINAIRE EN MILIEU LGBT :

« QUAND T'AURAS UNE MOUSTACHE, JE TE DIRAIS IL »


Communiqué du groupe King's Queer du 12/03/08


TRANSPHOBIE À PARIS...


« Concerto d'un Transboy et d'une Gouine » l'énoncé est clair sur tous nos supports de communication, de présentation de King's Queer. Rien n'est caché, tout est dit, justement dans un souci de militantisme, de visibillité. Remettre en question les genres, le système binaire...

Nous voilà programmés dans un des hauts lieux parisiens lesbiens.

On arrive après 6h de route, personne ne nous dit bonjour. On était sensés jouer le soir même. Bonjour l'acceuil ! Apres avoir poireauté, une espèce de matrone nous adresse enfin la parole pour s'adresser à nous au féminin, on lui explique gentiment - étant donné que je suis transboy - que le masculin est plus adapté. Elle me regarde et me rétorque dédaigneusement: « Quand tu auras une moustache, je te dirais il »... On est dans un lieu LGBTI ?...

Wouaw on s'est dit, on est chez les australopithèques !


Quand on arrive enfin à faire un semblant de balance, une balance sans son, car il ne fallait pas trop déranger les clients! (du jamais vu!), on attaque notre morceau « Paragraphe 175 »* : voilà le staff du lieu horrifié qui nous demande de nous taire car des mots comme « enculé, pedé, sales gouines » vont faire fuir les gens à l'heure de l'apéro. Un comble !


Pourquoi nous avoir programmé ? On s'interroge encore...


On ne parle même pas de l'espace scénique, des contraintes et mauvaises conditions de l'acceuil des artistes malgré le repas royalement offert (fait rare dans un bar!)... Jusqu'à l'arnaque au moment du défrayement. En général, on est les premiers à jouer à perte pour soutenir les asso', les collectifs...Mais là, dans un lieu de pur business et d'abattage de la clientèle, ne pas repartir avec notre dû, la pillule a du mal à passer.

Nous sommes militants, mais nous sommes aussi des artistes, et le fait de ne pas pouvoir faire notre job correctement nous frustre et risque de nous discréditer.


Heureusement la queer family était venue nous soutenir. Les langues se sont déliées plus tard : en effet, on a appris qu'un transboy qui a bossé dans ce lieu pendant un an s'est fait appelé « elle » pendant tout ce temps! Magnifique...


Voilà le récit d'une transphobie ordinaire...


King's Queer

www.myspace.com/kingsqueer

www.kingsqueer.over-blog.com

www.bloggay.com/blogs/www.kingsqueer/

kingsqueer@yahoo.fr



  • * « Paragraphe 175 » est le morceau que vous entendez sur ce blog. Le groupe King' Queer est passé à Strasbourg en Novembre à l'occasion de la soirée « Nos corps sont des scandales ! ». Il rejoue à Strasbourg en Mai à l'occasion de la journée contre la trans-homophobie et en Juin à l'occasion de la semaine des visibilités. Il joue prochaînement à Paris et à Lille. Voir leur dates.



Rien ne me met tant en colère que la transphobie de venant de lesbiennes de gays ou de féministes !

Il me semble que lesbiennes, féministes, gays sont très bien placées pour savoir à quel point la dictature des normes de genre peut être nuisible.

Ce qui est arrivé au groupe King's Queer me rappelle de multiples autres histoires pas très avouables :

-Une copine transgirl qui avait voulu aller dans une association lesbienne à Strasbourg et à qui on avait répondu qu'elle pourrait venir quand elle se serait faite opérer (c'était il y a plusieurs années et fort heureusement, cette association a changé de position depuis).

-L'animosité de certaines lesbiennes à l'égard des transboys aux UEEH il y a deux ans.

-Certains transboys en pré-transition qui sont dans le milieu lesbien à Strasbourg et qui n'osent pas parler ouvertement de leur identité de genre de peur d'être rejetés du seul milieu qui ne leur soit pas totalement hostile.

Combien de temps cela va-t-il continuer et sommes-nous seulement conscientEs des dégats que nous causons et du tort que nous faisons à nos propres lutte ?!

Parce que la transphobie chez les lesbiennes et les gais c'est pas une fiction, pas plus que la biphobie, sans parler de l'indifférence et de l'ignorance qui prévaut à l'égard des intersexes ! Et sans parler du sexisme de nombre de gays ! Nous paradons derrière le sigle LGBTI, nous comptons sur la solidarité des autres et nous oublions que dans ce sigle il y a T comme Trans', I comme intersexes et B comme bisexuelLEs tant nous nous enfermons dans le purisme idéologique de la vraie lesbienne, du vrai gay, de la vrai femme etc... qui conforte le sytème hétérosexiste !


Une gouine moustachue (la moustache ne fait pas le genre...)

Par radiocancan - Publié dans : Nos luttes - Communauté : lesbienne
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Samedi 14 mars 2009


UN REPRÉSENTANT DES LUTTES LGBTI EN IRAN  RENCONTRE UN MEMBRE DU GOUVERNEMENT IRANIEN À GENÈVE



Communiqué du 9 mars 2009 de IRanian Queer Railroad - IRQR (traduction de l'anglais au français)

Contact : info@irqr.net



Dans les locaux de la Conférence pour les Droits de l'Homme de Genève, Arsham Parsi put rencontrer le représentant du gouvernement Iranien. C'était une chance. Parsi à fui l'Iran en 2005. Bien qu'il ait gardé un profil bas sur ses travaux d'avocat, la police avait découvert qu'il était un activiste défendant les droits des homosexuels. Mais Genève ne se trouvait pas sur le territoire de la République Islamique.


Les droits des homosexuels sont considérés comme un sujet de controverse dans le monde entier. Actuellement il y a 58 pays qui punissent l'homosexualité dont neuf de peine de mort. Le régime du président Iranien Mahmoud Ahmadinejad est si horrible qu'à 28 ans, Parsi avait décidé de dédier sa vie à combattre son extrème brutalité. "Un ami m'a dit un jour que je n'avais pas décidé de devenir un activiste," explique Parsi. "La société m'y a contraint."


L'histoire en détails sur www.irqr.net


Note : remerciements spécciaux à tous les alliés de l'IRQR qui soutiennent notre cause. Merci de visiter le "Iranian Queer Asylum Seekers in Turkey and Germany" sur notre site web.



IRanian Queer Railroad - IRQR

www.irqr.net

info@irqr.net

(001) 416-548-4171

414-477 Sherbourne St.

Toronto, On - M4X 1K5

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Jeudi 26 février 2009

  
AUTOUR DU 8 MARS
JOURNEE INETRNATIONALE
DES FEMMES


 

BIENTÔT LE 8 MARS !  JOURNEE INTERNATIONALE DES FEMMES ...

16 BONNES RAISONS DE CONTINUER LES LUTTES FÉMINISTES !



Tract émis par le collectif de la manifestation féministe alternative du 7 Mars à Paris : Transmis par Droits et Prostitution par mail le 23/02/2008.


Si vous aussi vous êtes fatiguéEs par le paternalisme qui parle à notre place, ou par la violence qui cherche à nous faire taire, rejoignez-nous à la manifestation féministe du 7 mars 2009 !


-Parce qu'il existe pour la majorité des gens toujours deux classes distinctes, les femmes et les hommes, et qu'il vaut mieux appartenir à la seconde qu'à la première.

-Parce que nous revendiquons d'avoir le choix : de notre sexe, de notre genre, de notre sexualité.

-Parce que nous désirons que les femmes, et touTEs leurs alliéEs, puissent s'approprier leur corps et ses représentations, sans devoir se conformer aux injonctions de normes oppressantes, réductrices et stéréotypées, véhiculées dans tous les domaines.

-Parce qu'il existe mille façons de faire rentrer dans le « droit chemin » les insurgéEs contre leur sexe, leur genre, leur destin obligatoire : de l'assignation forcée des intersexes par mutilations génitales, au viol de représailles contre les lesbiennes ; de la psychiatrisation des trans', aux violences masculines les plus régulières - en France, tous les trois jours, une femme est assassinée par l'homme avec qui elle vit.

-Parce que notre santé passe en dernier, parce que le droit des femmes à disposer de leur corps est sans cesse remis en question, comme le montre la récente remise en cause du financement public du Planning familial et de nombreuses autres associations d'éducation populaire, parce que le savoir gynécologique est accaparé par les médecins, la contraception pas toujours remboursée, le droit à l'IVG menacé sous l'influence de l'Église catholique.

-Parce que, partout, les institutions qui exercent un pouvoir au nom de la religion ou d'une autorité morale ou politique, prétendent toujours contrôler nos corps.

-Parce que nous sommes largement touchées par le VIH, discriminées dans les essais par les labos qui ne prennent pas en compte notre métabolisme spécifique, parce que nous n'avons pas le même accès à des traitements de qualité, parce que nous sommes négligées dans les campagnes de prévention publiques, parce que, précarisées, nous sommes particulièrement touchées par les attaques contre la Sécurité Sociale, et notamment par l'instauration des franchises, ou par la remise en cause de l'hôpital public.

-Parce que nous sommes précaires et trop souvent à temps partiel sans l'avoir choisi, que nous sommes toujours moins payées que les hommes à travail égal et à qualifications égales, et que nous effectuons l'immense majorité du travail gratuit appelé « travail domestique ».

-Parce que nous sommes les premières à payer la crise et le démantèlement des services publics.

-Parce que, malgré les lois et les effets d'annonce, le domaine public et politique nous reste toujours largement fermé.

-Parce qu'en tant que femmes racialisées, nous luttons dans tous les domaines contre cette double oppression raciste et sexiste.

-Parce que la logique du racisme s'attaque directement à notre droit à disposer librement de notre corps.

-Parce qu'elle opère par exclusion, comme la loi sur le port de signes religieux à l'école qui prétend nous « protéger » - en particulier les filles musulmanes - et en fait contribue à nous stigmatiser, à nous enfermer dans le statut de « victimes » et à nous marginaliser.

-Parce que, sans papiers, nous souffrons tout à la fois de la précarité, de la politique raciste du gouvernement français, des remises en cause du droit au regroupement familial., de l'intensification des interpellations policières. Parce que ce climat répressif nous éloigne encore davantage de l'accès aux soins.

-Parce qu'en tant que prostituéEs, nous sommes mépriséEs, harceléEs et criminaliséEs par la loi pour la sécurité intérieure (LSI) de 2003.

-Parce que le délit de racolage actif et passif accroît notre précarité et notre clandestinité et que nous ne pouvons pas exercer notre activité dans des conditions décentes et qui nous protègent.


Pour un féminisme qui refuse de voir son discours récupéré à des fins racistes, qui sache se démultiplier, concevoir l'émancipation sous toutes ses formes, un féminisme offensif qui lutte pleinement contre le système patriarcal et toutes les oppressions, qu'elles soient de classe, sexistes, racistes ou liées à la sexualité, un féminisme qui se revendique aussi des féminismes non-blancs, trans' et lesbiens.


Venez combattre le patriarcat ! Venez exiger vos droits ! Venez marcher avec nous !


Collectif de la manifestation alternative du 7 mars à Paris.

Si ce texte résume assez bien les enjeux des luttes féministes aujourd'hui, il passe toutefois un peu rapidement sur l'oppression des lesbiennes. Mais bon, nombre de choses sont évoquées dans ce texte qui habituellement sont oubliées, donc ça valait la peine de le publier !

Par radiocancan - Publié dans : Nos luttes - Communauté : Culture Lesbienne
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Vendredi 13 février 2009



 

Rassemblement à Strasbourg en solidarité avec les *LGBTI Russes :


Des militantEs *LGBTI Russes et StrasbourgeoisES interpellent le Conseil de l'Europe et la Cour Européenne des Droits de l'Homme !



Aujourd'hui, 13 février 2009 à 13h place Kleber, a eu lieu un rassemblement en solidarité avec les associations *LGBTI Russes Moscow Pride et Gay Russia, à l'appel des associations *LGBTI Strasbourgeoises la Lune, Support Transgenres Strasbourg, Over The Rainbow et TaPaGeS. Voir l'appel de ces associations  et le communiqué de TaPaGeS du 09/02/2009. Des membres de différentEs associations et collectifs étaient présentEs, notament Festigays, Aides, leZ Strasbourgeoises etc...

Les militantEs *LGBTI Russes subissent une répression violente en Russie, perpétrée autant par des fachistes, homophobes, transphobes, que par l'Etat Russe et ses institutions. Ce rassemblement avait pour objectif prioritaire d'interpeller le Conseil de l'Europe afin qu'il fasse respecter l'article 11 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme sur la liberté de rassemblement et d'association, que la Russie a ratifié, ainsi que la Cour Européenne des Droits de l'Homme afin qu'elle ouvre sans tarder la procédure engagée par les associations LGBT Russes contre l'Etat Russe.



Communiqué du 13/02/2009 de Moscow Pride et Gay Russia, distribué au rassemblement du 13/02/2009 à Strasbourg. Traduction française.


Depuis Mai 2006, la Russie a interdit 167 rassemblements et manifestations LGBT, dont la Gay pride de Moscou est la plus symbolique.


C'est une violation de l'article 11 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme que la Russie a ratifié et qui prévoit la liberté de rassemblement et d'association.


Chaque année, les militants LGBT qui décident de braver ces interdictions sont violements attaqués, battus, arrêtés et jugés alors que les officiels russes qui violent systématiquement la Convention Européenne ne sont pas inquiétés.


**La Cour Européenne des Droits de l'Homme tarde à ouvrir le recours déposé par les militants LGBT Russes contre la Russie.


Depuis 2006, le Conseil de l'Europe n'a pris aucune action concrète pour faire respecter l'article 11 à la Russie et garantir ainsi la liberté de rassemblement et de communauté LGBT.


Nous demandons au Conseil de l'Europe de prendre ses responsabilités et de cesser de tolérer la violation systématique de la liberté de manifester de la communauté LGBT !


**Nous demandons à la Cour Européenne des Droits de l'Homme d'ouvrir la procédure engagée par les associations LGBT contre la Russie sans plus attendre !



MOSCOW PRIDE

Mail : contacts@gayrussia.ru

Site web (en anglais) : http://www.moscowpride.ru/


GAY RUSSIA

Mal : contacts@gayrussia.ru

Site web (en anglais) : http://www.gayrussia.ru/en/


*LGBTI = Lesbiennes, Gays, BiEs, Trans' et Intersexes.


**Selon le communiqué de presse de TaPaGeS (TransPédéGouines de Strasbourg) du 09/02/2009, la Cour Européenne des Droits de l'Homme a fait savoir aux associations LGBT Russes qu'elle ne prendrait aucune décisions avant 5 à 6 ans !



Il y aura probablement des suites militantes à cette action. En attendant, il est possible d'agir solidairement avec nos camarades LGBTI Russes en relayant l'info sur leur revendications sur nos blogs, sites et auprés de nos réseaux et contacts.



Communiqué du 16/02/2008 de TaPaGeS :

Suite à l'appel « NOUS SOMMES, PLUS QUE JAMAIS, DES SODOMITES RUSSES » de TaPaGeS, La Lune, STS et OtR, 50 personnes se sont rassemblées en compagnie de militantEs LGBTI russes et biélorusses le vendredi 13 février 2009 place Kléber à Strasbourg afin de soutenir solidairement la revendication de leur droit au libre rassemblement.

Leurs slogans disaient « Faut-il des morts à la Gay Pride de Moscou pour que la Cour Européenne réagisse ? », « Stop l'homophobie en Russie, que fait l'Europe ? », « Les gays de Biélorussie veulent entrer en Europe », « 167 manifestations LGBT interdites en Russie, que fait l'Europe ? ».

Nikolai Alekseev, organisateur de la Gay Pride de Moscou, a pris la parole et exprimé l'exaspération des LGBTI russes devant l'inaction des institutions européennes censées défendre les Droits Humains face à l'homophobie violente de l'État russe.

TaPaGeS entendait par ailleurs dénoncer la complicité objective de l'ami de Poutine, Sarkozy, et de son gouvernement, dont les ministres Kouchner et Rama Yade : leurs discours faussement concernés sur les droits des personnes homosexuelles sont contredits par leur indifférence lorsqu'elles sont pourchassées dans les États « amis ». Plus encore, leur refus d'inscrire l'égalité dans la Loi en France est un encouragement donné à tous les États homophobes pour la poursuite de leurs politiques discriminatrices, excluantes, parfois meurtrières.

Face à la solidarité des États qui nous détestent, il n'est d'autre solution, pour nous, que la solidarité inconditionnelle. Un internationalisme intransigeant et déterminé.

 

TaPaGeS, le 16 février 2009

TransPédéGouines de Strasbourg
Contact : tapages67@yahoo.com

Communiqué et photos de l'action en ligne ici

Par radiocancan - Publié dans : Nos luttes
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Lundi 19 janvier 2009



Communiqué de presse de SOS Homophobie transmis par mail le 19/01/2009


POUR LA MINISTRE DE LA SANTÉ, LE DON DE VIE EST INTERDIT AUX HOMOSEXUELS


Pour la ministre de la santé, le don de vie est interdit aux homosexuels.

Le don de vie (sang, organes, moelle osseuse) a été déclaré grande cause nationale 2009.

D'emblée, la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, revient sur ses promesses d'ouvrir le don du sang aux homosexuels.

Rappelons que, dans les faits cette interdiction s'étend parfois également aux lesbiennes et aux transsexuel-le-s puisque des témoignages récoltés par SOS homophobie prouvent bien qu'en pratique, des lesbiennes sont souvent exclues du don.

Dans le cadre d'une campagne menée par SOS homophobie, 6 000 homosexuels ayant déclaré sur l'honneur ne pas avoir de pratiques à risque se sont déclarés prêts à donner leur sang et 12 000 personnes interrogées se sont déclarées prêtes à recevoir ce sang alors même que l'EFS déplore l'insuffisance des dons. Cette campagne de promesses de don est toujours ouverte sur notre site (rubrique pétitions).

L'annonce de la ministre ne surprend pas SOS homophobie, car le 17 mai 2008, le président le l'EFS avait déclaré sur une radio périphérique qu'il s'opposait à la levée de cette interdiction. (voir notre communiqué de presse du 13 juin 2008, journée nationale du don de sang )

Même si la prévalence des promesses non tenues est très forte chez beaucoup de politiciens, les homosexuels continuent de voter. Considérant sans doute qu'il s'agit d'un comportement politique à risque, plus que le fait d'un groupe à risque.

Plusieurs saisines de la Halde et de la CNIL (puisque l'EFS établit un fichier d'homosexuels exclus du don) sont en cours.

SOS homophobie reste opposée aux raisons invoquées pour cette mesure qu'elle juge donc discriminatoire.



Remarques perso :


A préciser que les personnes qui déclarent être non-monogames mais ayant des pratiques protégées sont également souvent exclues du don du sang dans la pratique, ainsi que les bisexuelLEs.


Bref l'état et les institutions concernées propagent ainsi le message mensonger que ce serait le mode de vie qui serait un facteur de risque de transmission du HIV et des Infections Sexuellement Transmissibles, bref les personnes se déclarant hétérosexuelles et monogames seraient les plus fiables (c'est bien connu, toutes les personnes qui se déclarent monogames -utilisant plus couramment le mot « fidèle »- le sont dans les faits... et les hétérosexuelLEs sont épargnéEs par le HIV et les Infections Sexuellement Transmissibles), même si cela entre en contradiction avec toute notion de prévention/réduction des risques : Ce sont les pratiques de prévention (usage de préservatifs, fémidons, digues dentaires etc...) qui sont déterminantes et non l'orientation sexuelle, les modes de vie et les pratiques sexuelles. L'exclusion des homosexuels, et par extension dans les faits des personnes LGBT et non-monogames, comme personnes à risques dans les don du sang; d'organes et de moëlle osseuse est quadruplement irresponsable :

-homophobie institutionnalisée et puritanisme réactionnaire qui alimente les préjugés les plus obscurantistes et les violences qui en découlent

-message mensonger en terme de prévention, propageant l'illusion qu'on se protègerait du SIDA et des IST en adoptant un mode vie hétérosexuel (et monogame ?)

-légitimation du manque d'engagement de l'état et des institutions concernées dans les politiques de préventions/réduction des risques, notament en direction des femmes, des lesbiennes et des trans' ; par exemple vous en avez vu beaucoup, des campagnes de prévention portant sur les rapports bucco-génitaux, en particulier sur le cunnilingus (aussi pratiqué par les hétéroEs)  ?

-et enfin, c'est bien connu, on croule sous les dons de sang, d'organes et de moëlle osseuse ; on peut donc se permettre d'exclure arbitrairement et de manière stygmatisante des personnes de bonne volonté pour participer à ces dons !


Alors, si vous voulez faire une petite performance militante improvisée : grimpez dans une caravane de don du sang, déclarez que vous êtes homosexuelLE, bisexuelLE ou plurisexuelLE (incluant les relations avec des personnes de tous les genres), rajoutez-en une couche et dite que vous êtes non-monogame (que n'avez pas qu'unE seulE partenaire sexuelLE dans votre vie), puis demandez au médecin qui vous aura exclu de vous expliquer comment se procurer des digues dentaires pas trop ruineuses et de vous décrire leur usage exact ; ce sera affligeant, mais au moins sur le coup vous allez rigoler... Variantes possibles, dites que vous êtes hétéro-monogame mais que vous n'avez pas équipé votre compagne/compagnon d'une caméra de vidéo-surveillance, ou dites que vous êtes non-monogame et que beaucoup de vos amantEs se déclarent monogames et « fidèles » à leur partenaire et n'ont pas le moindre préservatif sur eux-elles, ou encore, dites que vous croyez être hétérosexuelLE mais que vous n'en êtes pas tout à fait certainE, n'ayant pas encore testé toutes les orientations possibles, etc... Et si vous êtes un peu provoc, c'est encore mieux si vous le faites en parlant très fort pour que les autres donneurs vous entendent, au moins, vous aurez fait un peu de prévention !

Par radiocancan - Publié dans : Nos luttes - Communauté : lesbienne
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Mercredi 24 décembre 2008



 

APPEL DE LA PLATEFORME TURQUE POUR LES DROITS DES LGBT 

La Plateforme Turque pour les Droits des LGBT, qui regroupe 7 associations LGBTT (Lesbiennes, Gais, BiEs, Transgenres et TranestiEs) Turques -dont Lambdaistanbul-, nous a fait parvenir dans un communiqué sa position sur la déclaration de 66 pays membres de l'ONU appelant à dépénaliser l'homosexualité et la transidentité dans le monde. En Turquie, aucune loi ne criminalise les personnes LGBTI (Lesbiennes, Gais, BiEs, Trans' et Intersexes), mais aucune loi ne protège leurs droits. La Plateforme Turque pour les Droits des LGBT milite pour une modification de la constitution Turque et l'inscription de l'orientation sexuelle et l'identité de genre dans les clauses sur l'égalité. La répression judiciaire et policière à laquelle a été confrontée l'association Lambdaistanbul illustre les dérives facilitées par l'absence de toute législation garantissant les droits des personnes LGBTI.



Communiqué de presse de la Plateforme Turque pour les Droits des LGBT du 18/12/2008, transmis par Lambdaistanbul le 19/12/1008



LA DÉCLARATION DES DROITS HUMAINS DE L'ONU ET LA POSITION DE LA TURQUIE.


Si elle est acceptée, la présentation devant l'Assemblée génrale des Nations unies de la plus importante déclaration existante à ce jour sur les questions LGBT est prévue d'ici au 20 décembre.*


Si cette déclaration est votée, elle entrainera l'appel à la décriminalisation du sexe entre personnes de même genre. Elle condamnera également toute violation des droits humaisn basée sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre. Bien que cette déclaration ne lie pas les états membres de façon contraignante, nous pensons qu'elle va repésenter une étape fondamentale dans le combat contre l'homophobie comme dans celui contre les discriminations et persécutions motivées par l'orientation sexuelle et l'identité de genre.


Nous demandons instamment au gouvernement turc de faire le nécessaire pour soutenir la déclaration de l'ONU sur les droits des personnes LGBT, comme suit :


1 - La Turquie est un des seuls pays candidats à l'entrée dans l'Union européenne qui a refusé de soutenir une déclaration des Nations unies pour les décriminalisation générale de l'homosexualité. Le projet a été déjà signé par tous les pays formellement ou potentiellement candidats qui sont la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, le Monténégro, la Serbie et la Macdoine. L'Union européenne est fondée, selon les propositions de cette convention, sur ls valeurs de respect de la dignité humaine, de la liberté, de la démocratie, de l'égalité, de la légalité et du respect des droits humains.

Nous demandons instamment au gouvernement turc de s'engager à promouvoir et à protéger les droits humains de toute personne, sans considération de son orientation sexuelle ni de son indentité de genre.


2 -La Commission internationale des droits humains lesbiens et gays a publié une déclaration pour confirmer que l'Orgnaistaion de la conférence islamique s'est jointe au Vatican pour protester contre cette déclaration des droits humains. Le secrétaire générale de cette organisation est le turc Ekmeledin Ihsanoglu. Nous lui demandons instamment que la position de son organisation sur les questions LGBT soit reconsidérée.


3 -Nous, les personnes LGBT de Turquie, demandons à la Turquie de rejeter l'homophobie et de combattre pour un monde meilleur afin que tout le monde soit traité avec égalité.


Publié par la Plateforme Turque des droits LGBT, composée des organisations LGBT suivantes


Izmir Transvestite and Transsexual Initiative, Izmir, Turkey

Kaos GL Association, Ankara, Turkey

Kaos GL Izmir Formation, Izmir, Turkey

Lambda Istanbul LGBT Solidarity Association, Istanbul, Turkey

Mor EL Eskisehir LGBT Formation, Eskisehir, Turkey

Pembe Hayat LGBT Solidarity Association, Ankara, Turkey

Piramid LGBT Diyarbakir Formation, Diyarbakir, Turkey



LAMBDAISTANBUL LGBTT DAYANISMA DERNEGI

Tel: +90 (0) 212 245 70 68

Istiklâl Caddesi, Katip Celebi Mah. Tel Sok. No: 28/6 Kat:5

Beyoglu - Istanbul

www.lambdaistanbul.org

lambda@lambdaistanbul.org



** A ce jour, 24 décembre, on ne sait toujours pas si la déclaration a été adoptée par l'Assemblée génrale des Nations unies. Si vous avez des infos à ce sujet, merci de les transmettre.

Par radiocancan - Publié dans : Nos luttes - Communauté : Culture Lesbienne
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Samedi 6 décembre 2008



ETAT DES LIEUX DE LA REPRESSION QUI TOUCHE LES PERSONNES HOMOSEXUELLES EN IRAN

L' IRanian Queer Railroad - IRQR a diffusé un communiqué de presse qui fait un état des lieux de la répression qui touche les personnes homosexuelles en Iran et exhorte les Nations Unies à adopter la résolution proposée par la France de dépénaliser l'homosexualité. A ce jour, nos camarades LGBTI IranienNEs disposent d'un soutien encore trop faible en France.


Ce communiqué a donc besoin d'un maximum de visibilité. Merci de le diffuser largement.


Pour contacter IRQR : info@irqr.net (écrire en anglais).


Pour plus d'infos (en anglais)




Traduction de l'anglais au français du communiqué de presse de IRanian Queer Railroad - IRQR du 5 décembre 2008.



IRQR (IRanian Queer Railroad) EXHORTE L'ASSEMBLEE DES NATIONS UNIE A ADOPTER LA RESOLUTION PROPOSEE PAR LA FRANCE LE 10 DECEMBRE



En mémoire de Makvan, exécuté en Iran.


L'an dernier, le 5 décembre, Makvan Mouloodzadeh, âgé de 21 an, était éxécuté. L'homophobie a de profondes racines dans la société Iranienne. Ceci, bien entendu, vient en partie de l'influence des normes légales et religieuses musulmanes conservatrices promues par le gouvernement. Dans la région, l'Iran se distingue par la grande rigueur des peines appliquées aux comportements homosexuels consensuels entre adultes. La sodomie, ou lavat, est punissable de mort dès la première inculpation, sans préjudice de si la personne est active ou passive. L'article 111 du Code pénal Islamique définit que "la sodomie est punissable de mort dès lors que le partenaire actif comme le partenaire passif sont majeurs, capables, et on agi délibérément." La mort est également la peine pour toute inculpation de sexe entre unE musulmanE et unE non-musulmanE. Selon les articles 121 et 122 du même code, le Tafkhiz, ou sexualité sans pénétration entre hommes, est punissable de cent coups de fouet pour chaque partenaire. A la quatrième inculpation pour cela, la punition est la mort. L'article 123 du code définit que "si deux hommes qui n'ont pas de lien familial dorment nus ensemble, sous la même couverture, sans nécessité," chacun recevra 99 coups de fouet.


Selon le Code pénal Iranien, une personne accusée de sodomie en est convaincue si elle avoue quatre fois avoir commis l'acte, ou si quatre "hommes intègres" affirment qu'ils en ont été témoins. Le code permet également des manières de contourner le haut niveau de certitude réclamé pour la conviction. Les juges peuvent conclure à la sodomie sur leur "intime conviction", ce qui donne en pratique la possibilité de constituer la preuve par toutes sortes de circonstances. De plus, la pratique de la torture est fréquente en Iran pour obtenir des aveux. Les aveux forcés sont explicitement acceptés comme preuve au tribunal.


La peine de mort pour sodomie n'est pas virtuelle ; elle est appliquée. Les procès pour des crimes d'ordre moral sont filmés en Iran. Cependant, l'indignation de la communauté internationale devant la fréquence des exécutions (l'Iran est le second pays pour le nombre d'éxécutions capitales dans le monde) a conduit le gouvernement a contrôler plus étroitement le traitement par la presse de la peine de mort. A cause de cela, il est impossible de savoir exactement le nombre d'éxécutions pour sodomie.


Le 5 décembre 2005, Makvan Mouloodzadeh, un garçon Iranien de 21 ans, était exécuté à la prison de Kermanshah. Il avait été déclaré coupable de multiples actes de pénétration anale, commis selon le tribunal lors de ses 13 ans. A son procès, tous les témoins s'étaient rétractés de leurs allégations, protestant d'avoir menti sous la pression des autorités. Makvan avait également dit au tribunal que ses aveux avaient été obtenus sous la pression et il avait plaidé non coupable. La septième cour criminelle de Kermanshah et la Cour suprême ne l'en avaient pas moins déclaré coupable et condamné à mort. Cette manière de faire violait les codes de procédure en vigueur dans la République islamique d'Iran. Makvan était né le 31 mars 1986, ce qui faisait de lui un mineur en 1999, lors du crime qui lui était reproché. L'article 113 du Code pénal islamique déclare "Si un mineur sodomise un autre mineur, chacun sera puni de 74 coups de fouet, sauf si l'un y a forcé l'autre". L'acte de sodomie allégué ayant été commis alors que l'accusé et son partenaire étaient âgés de 13 ans, la peine de mort n'était pas applicable. Bien que les témoins et la supposée victime aient décliné l'accusation de sodomie, que l'accusé ait plaidé non coupable et qu'aucun examen médical n'ait été diligenté, le juge s'appuya sur son "intime conviction" pour prouver la sodomie. Cette affaire provoqua une réaction internationale. En réponse à la pression publique grandissante, et suivant une pétition motivée soumise par l'avocat de M.Mouloodzadeh au Ministre de la Justice, celui-ci, l'Ayatollah Seyed Mahmoud Hashemi Shahrudi, annula la peine de mort prononcée. Il affirmait que la sentence de mort était dans ce cas en contradiction avec les enseignements de l'Islam, les décrets religieux Chiites, et avec la loi nationale. Cependant, prenant parti contre lui, les juges de dernière instance décidèrent de ratifier le jugement et ordonnèrent aux autorités locales de procéder à l'éxécution. Ce cas est un exemple de comment les accusations de sodomie peuvent être "prouvées" hors de toute preuve crédible.


Nous sommes au 21ème siècle mais les discriminations envers la communauté LGBT continuent. Malheureusement, dans la plupart de leurs rapports sur la situation en Iran, les gouvernements et les Nations unies parlent des violations des droits humains, à l'exception de celles contre les personnes LGBT sur la base de leur orientation sexuelle.


Il y a quelques jours la France, en tant que membre de l'Union Européenne, a proposé une résolution au Nations unies pour que tous les gouvernements décriminalisent l'homosexualité, à l'occasion du 60ème anniversaire de la déclaration des droits humains. On s'attend à ce que l'assemblée générale des Nations unies l'adopte le 10 décembre. Si c'est le cas, cependant, cette résolution ne liera pas les états membres.

L'Iranian Queer Railroad désire exprimer néanmoins son soutien et presse les gouvernements et les Nations unies d'adopter cette résolution parce que les droits des personnes LGBT sont des droits humains.


IRanian Queer Railroad - IRQR

www.irqr.net

info@irqr.net (écrire en anglais)

tel: 001-416-548-4171

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Samedi 29 novembre 2008

 

 

L'ASSOCIATION LGBTT** TURQUE LAMBDAISTANBUL A GAGNE SON PROCES !!!

NI DISSOUTE NI INTERDITE !


Lambdaistanbul ne sera ni interdite, ni dissoute, ainsi en a décidé le 25 novembre 2008 la cour d'appel d'Ankara, en annulant la décision de mai 2008 de la haute cour de justice d'Istanbul de dissoudre l'association. Depuis mais 2006, Lambdaistanbul subissait un harcellement judiciaire et policier, au pretexte que les buts de l'association allaient à l'encontre de la morale publique. La législation Turque ne criminalise pas les personnes A l'occasion de différents procès, Lambdaistanbul avait appelé au soutien international, qui s'est amplifié au fil du temps, notament avec une large mobilisation européenne avec actions publiques en janvier 2008. En deux ans, la discrimination subie par Lambdaistanbul a été fortement visibilisée au plan international, par de nombreuses actions publiques dans différentes villes en Europe, par l'envoi en nombre de courriers aux institutions Turques, par l'afflux de signatures pour la pétition de soutien à Lambdaistanbul, et par la présence sur place d'ONG internationales de défense des droits humains. Mais cette avancée, Lambdaistanbul la doit surtout à la détermination de ses militantEs et de ses alliéEs dans les autres organisations LGBTT en Turquie, dont la mobilisation n'a pas faibli tout au long de ces deux ans et demis.

Evidement tout n'est pas gagné : Lambdaistanbul et les associations de la plateforme pour les droits des personnes LGBTT insistent sur le fait que tant que l'orientation sexuelle et l'identité de genre ne seront pas inscritEs dans la constitution Turque dans les clauses sur l'égalité, les injustices et les discriminations resteront inévitables. Ce sera là leur prochain combat.




Communiqué de presse du 25 novembre des associations regroupées dans la plateforme pour les droits des personnes LGBTT en Turquie.


LA DÉCISION DE FAIRE FERMER LAMBDAISTANBUL A ÉTÉ ANNULÉE !


Un procès nous avait été intenté face à notre volonté de devenir une association officiellement enregistrée, qui avait débuté en mai 2006, et qui était du à l'opinion du Gouvernorat d'Istanbul que notre nom et notre objet étaient hostiles à la loi, à la moralité et aux valeurs familiales Turques.

Nous avons surmonté six audiences, mais la 3ème chambre principale d'Istanbul avait fini par décider de notre fermeture, en dépit des conclusions d'expert qui allaient dans notre sens. Aujourd'hui, notre affaire passait devant la juridiction d'appel de la Cour suprême. Devant une justice lente à la détente, nous avons crié que notre association n'était pas immorale.


Eh bien la justice a fini par passer, bien tardivement.

Une action judiciaire similaire avait été lancée par le Gouverneur d'Ankara contre nos associations soeurs, Kaos GL et Pembe Hayat, affirmant qu'elles étaient contre la loi, la moralité et les valeurs familiales Turques. Mais les choses se sont passés différemment pour elles, puisque les tribunaux locaux ont décidé de ne pas faire fermer ces associations - une décision qui entre en opposition avec celle de la 3ème chambre principale d'Istanbul.

Comment peut on baser sur la même loi deux verdicts contradictoires ?


Nous le disons et le redisons : les décisions injustes resteront inévitables, ainsi que les inégalités, les discriminations, les violation répétées des droits humains, tant que l'orientation sexuelle et l'identité de genre ne seront pas inscrites dans les clauses sur l'égalité dans la constitution.


Donc, finalement, la justice a fini par passer. Nous sommes a présent renforcéEs par l'annulation de la décision de faire fermer Lambdaistanbul. En tant que personnes subissant la violence, virées de nos boulots, exclues et isolées, a qui on nie nos droits légaux, nos voix vont désormais porter plus loin, et nous crierons plus fort, comme mouvement LGBTT, pour revendiquer notre droit à l'égalité.


PLATEFORME POUR LES DROITS DES PERSONNES LGBTT


Izmir Transvestite and Transsexual Initiative

Kaos GL Association

Kaos GL izmir Formation

Lambdaistanbul LGBTT Solidarity Association

MorEL eskisehir LGBTT Formation

Pembe Hayat LGBTT Solidarity Association

Piramid LGBTT Diyarbakir Formation



Lambdaistanbul LGBTT Dayanisma Dernegi

Tel: +90 (0) 212 245 70 68

Istiklâl Caddesi, Katip Celebi Mah. Tel Sok. No: 28/6 Kat:5

Beyoglu - Istanbul

www.lambdaistanbul.org

lambda@lambdaistanbul.org


**En Turquie on utilise fréquement la formule LGBTT, Lesbiennes, Gais, BiEs, Trans' et TravestiEs. En revanche les Intersexes n'y sont pas encore visibles au plan militant.

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Mardi 25 novembre 2008
 

 

LE TDOR (Transgender Day Of Rememberance) A STRASBOURG.


Jeudi dernier, 20 novembre, la dixième journée internationale de la mémoire transgenre était organisée à Strasbourg par Support Trasngenre Strasbourg. C'est la deuxième année que cet événement donne lieu à des actions publiques à Strasbourg. Le TDOR n'est pas encore largement répandu en France, alors qu'il est commémoré dans de nombreuses villes à l'étranger, mais il gagne progressivement en visibilité et des actions publiques ont également eu lieu cette année à Aix-en-Provence, Rennes, Lille, Lyon et Nanterre.


Au rassemblement place Kleber nous étions une cinquantaine : cela peut paraître peu, mais compte tenu de la méconnaissance de la transphobie et des luttes trans' ce nombre donne espoir, d'autant plus que l'an dernier nous n'étions qu'une vingtaine. Cette année un certain nombre d'associations LGBTI locales étaient représentées : Support Trasngenre Strasbourg bien sur, avec TaPaGeS (transpédégouines de Strasbourg), Over The Rainbow (LGBTI de la fac, Strasbourg) et les Epines (café culturel associatif Strasbourg), fidèles au poste, mais aussi la Lune (lesbiennes de Strasbourg), Festigays (pride Strasbourg), République Du Glamour (festivités lesbiennes & Bi Strasbourg), et peut-être d'autres associations que je n'ai pas identifiées. Espérons que nous serons de plus en plus nombreux/ses chaque année pour lutter contre la transphobie et que bientôt toutes les associations LGBTI comprendront la nécessité d'une véritable convergence des luttes !

De nombreux/ses passanTEs se sont arrêtéEs pour demander des explications sur cette commémoration.

En solidarité avec nos amiEs de Turquie, et suite à l'assassinat de Dilek le 10 octobre dernier, il y a également eu une lecture publique du texte de déclaration de la plateforme associative pour les droits des personnes LGBT en Turquie, qui rappelle que les crimes transphobes sont des crimes politiques.


Une soirée d'information sur la transphobie était proposée par STS un peu plus tard aux Epines, avec pojections d'extraits de films et de témoignages, suivis d'un débat. Nous étions une vingtaine présentEs. Au cours du débat a été évoqué entre autre la nécessité urgente de campagnes d'information et de prévention, non seulement dans les espaces publics et avec l'engagement des pouvoirs publics, mais aussi au sein même des organisations LGBTI : Il y a également des personnes transgenres parmis les gais et les lesbiennes, souvent très peux visibles et confrontées à certaines formes de transphobie, ou simplement d'absence de solidarité, du fait de l'ignorance qui prévaut aussi dans nos milieux.


Je précise au passage que ce n'est pas un hasard si j'insiste beaucoup sur la transphobie sur ce blog qui est plus particulièrement destiné aux lesbiennes et aux biEs : il y a beaucoup de trans' FtM (fille vers garçons) parmis les lesbiennes (même si tous les FtM ne sont pas dabord des lesbiennes), qui le plus souvent ne peuvent se visibiliser sans courir le risque d'être exclus ou jugés. Il y a également des trans' MtF (garçon vers filles) qui sont lesbiennes (même si toutes les MtF ne sont pas lesbiennes) et qui sont encore trop souvent exclues des espaces non-mixtes ou tout simplement regardées de travers. Les unEs et les autres participent à nos luttes et à notre sociabilité. A l'instar des lesbiennes, les trans' sont confrontéEs aux manque de visibilité au sein du mouvement LGBTI et au manque d'espaces de sociabilité. En tant que lesbiennes nous connaissons les dégats causés par l'obligation à vivre dans le placard, l'exclusion et la discrimination. Nous ne pouvons pas infliger à d'autres -même involontairement, par ignorance- une violence contre laquelle nous prétendons lutter. Et nous ne pouvons pas ignorer une lutte qui est intimement liée à la notre. Localement, de plus en plus de lesbiennes, de bies et de féministes sont solidaires avec les trans', et tentent de leur côté de transmettre des informations dans leurs milieux, mais il y a encore du pain sur la planche ! Dans le milieux LGBTI en général au plan local, il y a encore plus de boulot !



Communiqué de presse de Support Transgenre Strasbourg du 24/11/2008 :


NOTRE 20 NOVEMBRE A STRASBOURG, JOURNEE INTERNATIONALE DE LA MEMOIRE TRANSGENRE


Le jeudi 20 novembre 2008 à 18h30, à l'appel de Support Transgenre Strasbourg, cinquante personnes se sont rassemblées place Kléber à Strasbourg à l'occasion de la 10e Journée Internationale de la Mémoire Transgenre.


Nous avons symboliquement ajouté à notre banderole les noms de victimes récentes de la transphobie, lu solidairement le communiqué de l'association Lambdaistanbul à propos de l'assassinat, le 10 novembre à Ankara, de Dilek Ince, et commémoré toutes les victimes de la transphobie, connues et inconnues, par un die-in au son d'une sirène.

Notre action publique a continué par une soirée de projections et débats sur la transphobie réunissant une vingtaine de personnes.


Nous saluons tout particulièrement les actions qui ont eu lieu le même jour à la même occasion à Aix-en-Provence, Lille, Lyon, Nanterre et Rennes, et qui ont également réuni un nombre appréciable de personnes.


Puisse cette journée de lutte internationale continuer à devenir visible et à entrer dans la vie publique et politique française, afin que la transphobie cesse.


Nos morts sont politiques, nos vies aussi. La lutte continue.


Support Transgenre Strasbourg, le 23 novembre 2008

contact e-mail : sts67@sts67.org

contact téléphone : 06 12 32 47 64

site Web : www.sts67.org

 

 

 

Article des Dernières Nouvelles d'Alsace du 21/11/2008

 

LA TRANSPHOBIE TUE

« C'est quoi la transphobie ? ». Les passants ont posé plusieurs fois cette question place Kléber hier soir, en découvrant la bonne vingtaine de manifestants tenant une banderole au titre évocateur : « La transphobie tue ». La transphobie, c'est la peur, voire la haine des personnes transgenre, entendez de personnes nées homme ou femme, mais se sentant intrinsèquement de l'autre genre. Depuis dix ans, à l'initiative de l'Américaine Gwendolyn-Ann Smith, le 20 novembre a été décrété Journée internationale de lutte contre la transphobie. Hier soir, comme depuis quelques années, le collectif Support Transgenre Strasbourg a organisé un rassemblement en hommage à toutes les personnes transgenre assassinées. Tel le 10 novembre dernier, où l'une d'entre elles a été tuée à coup de fusil à pompe dans sa voiture à Ankara... Une banderole dressée en leur honneur, les prénoms de ces victimes inscrits, des bougies, et un die-in bruyant, le visage couvert d'un masque blanc pour toutes les victimes anonymes de ces dernières années, ont permis d'interpeller les Strasbourgeois. Depuis le 20 novembre 2007, une trentaine de personnes, connues, ont été assassinées à travers le monde, « mais c'est une toute petite partie de l'iceberg », déplore Cornelia Schneider, responsable du collectif.
Dernières Nouvelles d'Alsace - article du 21.11.2008

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Mercredi 19 novembre 2008

 

 

20 NOVEMBRE : 10ÈME JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA MÉMOIRE TRANSGENRE / TDOR TRANSGENDER DAY OF REMEMBERANCE



Communiqué de Support Transgenre Strasbourg du 14/11/2008


Le 20 novembre 2008 sera célébrée, dans des dizaines de pays, la 10ème Journée Internationale de la Mémoire Transgenre.


Cette journée rappelle :


- que partout dans ce monde, chaque jour, par milliers, les personnes transgenre sont haïes, exclues, persécutées, maltraitées, violentées et souvent assassinées ou poussées au suicide, uniquement à cause de leur soi-disant « différence » de la soi-disant « norme » des sexes et des genres ;


- que la haine qui aboutit aux crimes transphobes n'est pas le fruit du hasard, mais le produit d'une société et de son système politique ;


-que ce système politique mortifère n'est pas acceptable et doit être combattu, au nom des victimes passées et présentes, mais aussi au nom des victimes potentielles que sont toutes les personnes transgenre de par le monde.



20 NOVEMBRE 2008 : TDOR EN FRANCE :


Strasbourg :
organisé par STS (Support Transgenre Strasbourg)
:
18h30 place Kléber : Rassemblement Public
20h30 au café associatif les Epines (39 rue de Benfeld, Neudorf): Projection-débat sur la transphobie
Contact :
sts67@sts67.org


Aix-en-Provence :
Organisé par VELA (Vigilance LGBTI Aix):
18h30 à Champsaurin (1, rue des muletiers)
Contact :
vigilance.lgbti13@yahoo.fr


Rennes:
Organisé par le groupe LGBTI de l'université de Rennes
rassemblement et marche en ville et à l'université avec un cercueil symbilisant les victimes de transphobie, puis débat.
Contact :
hablando_de_otra_cosa@hotmail.fr


Lille:
Organisé par C'est pas mon genre
:
de 16h à 17h30 rassemblement devant l'opéra de Lille.
Contact :
cpmg59@gmail.com


Lyon:
Organisé par Chrysalide
:
20 novembre 20h30 au forum Gai & Lesbien (17 rue Romarin, 69001)
Débat autour de la transidentité et de la transphobie
Contact :
chrysalidelyon@yahoo.fr


Nanterre / Paris :
Organisé par Etudions Gayment :
à partir de 10h : actions de visibilités à l'univesité de Nanterre.
Contact : 06 07 53 85 14



20 NOVEMBRE TDOR A L'ETRANGER :


Bruxelles, Belgique:
Organisé par Genres Pluriels et Genres d'à côté
Gueulante : « veuillez ôter VOTRE sexe de MA carte d'identité »
Maison arc en ciel.
Contacts :
contact@genrespluriels.be ; info@gdac.org


Ainsi que dans plus de 110 villes de différents pays !!



PLUS D'INFOS

QU'EST-CE QUE LA TRANSIDENTITÉ ?
Transidentité-infos


LIENS TDOR :
Remembering our dead

International Transgender Day of Remembrance
Historique TDOR sur le Blog de Caphi « différences »
Vidéos et pages sur l'assassinat de Gisberta


SITES ET ASSOCIATIONS SUR LA TRANSIDENTITÉ :
Une page de ce blog avec de nombreux liens

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Samedi 1 novembre 2008
 

 

Communiqué de la marche mondiale des femmes du 30 Octobre 2008

 


MARCHE MONDIALE DES FEMMES :
APPEL A L'ACTION 2010


Changer la vie des femmes pour changer le monde.

Changer le monde pour changer la vie des femmes.


Nous, de la Marche mondiale des femmes, luttons ensemble contre les causes de la pauvreté et de la violence sexiste. Dix ans après notre première Rencontre internationale, nous étions réunies à Panxón, en Galice, du 14 au 21 octobre 2008. Cent trente-six femmes de 48 pays, de tous les continents, réunies pour élaborer des propositions dans nos différents champs d’action: paix et démilitarisation, bien commun, violence envers les femmes et travail des femmes.


Au cours de ces sept jours, nous nous sommes jointes à nos soeurs galiciennes et aux hommes solidaires de notre lutte lors d’un forum public et d'une foire pour promouvoir la souveraineté alimentaire et l’auto-détermination des femmes. D’ailleurs, plus de 5 000 personnes ont manifesté joyeusement dans les rues de Vigo le matin du dimanche 19 octobre. Au son des «batucadas», dans toutes les langues, nous avons créé des rythmes pour les droits des femmes, contre le machisme et pour la paix.


Nous menons nos luttes dans un contexte d’offensive des milieux conservateurs et des intégrismes religieux de tous types, y compris le communalisme, la criminalisation des mouvements sociaux, la négation des droits des peuples sur leurs propres territoires et la militarisation et les violences croissantes, menées par des gouvernements qui utilisent comme excuse la «guerre à la terreur».


Le patriarcat, le capitalisme et le racisme sont trois systèmes qui s’articulent pour contrôler nos corps et nos vies. Au sud comme au nord, leurs institutions – gouvernements, grandes entreprises, religions – veulent nous empêcher de conquérir nos droits ou essayent de nous enlever ceux que nous avons déjà acquis.


Après les crises alimentaire, énergétique, environnementale et éthique, la crise financière révèle le caractère hautement spéculatif, destructeur et néocolonialiste de ces systèmes. Une fois de plus, l’État est appelé à se subordonner aux intérêts du capital financier et des multinationales, abandonnant le peuple pour se porter au secours des marchés.


Nous agissons ensemble et sans relâche pour résister et construire des alternatives fondées sur la paix, la justice, l’égalité, la liberté et la solidarité. En 2010, nous ferons entendre notre voix de manière encore plus forte, entre le 8 mars et le 17 octobre:


-des marches de toutes formes, couleurs et rythmes lanceront notre programme de mobilisation et célèbreront les 100 ans de la déclaration de la Journée internationale des femmes ;

-des marches et diverses actions simultanées auront lieu dans le monde entier autour du 17 octobre et s'ajouteront à notre présence dans le Sud Kivu en République Démocratique du Congo.


Beaucoup d'actions auront lieu entre le 8 mars et le 17 octobre 2010. Par exemple, affirmer les droits des travailleuses domestiques et des paysannes, et refuser la promotion de l´industrie de la prostitution à la Coupe Mondiale de Football en Afrique du Sud.


Notre action s'articule autour de plusieurs thématiques afin de mettre en évidence les diverses causes et intérêts qui sont à l'origine de la militarisation. Nous dénonçons l´exploitation de nos richesses par les multinationales qui appauvrissent les populations les plus vulnérables. Nous dénonçons également la responsabilité des États dans le développement de l’industrie de l’armement qui mène à la violence envers les femmes.


Nous refusons que les ressources naturelles d’un peuple servent de motifs pour des conflits armés. Nous n´acceptons aucune intervention ni menace des puissances impérialistes sur la souveraineté d´autres peuples. Nous refusons que le corps des femmes soit un butin de guerre !


NOUS SERONS EN MARCHE JUSQU’A CE QUE TOUTES SOIENT LIBRES!


Panxón, Galicia, le 20 octobre 2008


Contact : marchfem@ras.eu.org

 
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Samedi 1 novembre 2008


Communiqué de presse de la marche mondiale des femmes du 30 Octobre 2008

 

MARCHE MONDIALE DES FEMMES :
DECLARATION SUR LA CRISE FINANCIERE


Déclaration sur la crise financière, approuvé le 20 octobre 2008, lors de la 7e Rencontre Internationale de la MMF, qui a eu lieu à Panxón, Vigo, Galice.


Dans un contexte patriarcal et d’économie neo-liberale, le système bancaire et financier s’écroule. Les tentatives de redressement pour améliorer son fonctionnement ne font que détériorer encore plus la situation. Les bourses du monde sont en chute libre, la crise mondiale s’étend et ne peut plus être masquée. Les conséquences de la non redistribution des richesses, c’est la paupérisation massive des populations et particulièrement des femmes. Ce système favorise le développement des guerres comme outil pour s’accaparer les ressources des pays du Sud et développer l’industrie des armements. Les femmes, dans les conflits belliqueux, subissent des violences inadmissibles et inhumaines.


Les gains colossaux des spéculateurs et des actionnaires ont été privatises alors que les pertes énormes du système sont aujourd’hui nationalisées, c’est a dire, payées par tous et toutes a travers nos États.


Nous, femmes du monde, sommes les premières touchées par le chômage galopant, par la perte de l’autonomie alimentaire, par la marchandisation des biens communs. Cette crise financière est étroitement liée a toutes les autres : celle des changements climatiques, de la crise alimentaire, celle de l’énergie, celle du travail.


Les pays du Sud sont spolies de leurs ressources ; les habitudes alimentaires modifiées au bénéfice des multinationales de l’agro-alimentaire. Ces derniers sont étouffes par le poids de la dette, par l’opacité de l’utilisation des fonds prêtes par les organisations internationales.


Face a l’échec du modèle unique de l’organisation économique globalisée, nous, femmes de la Marche Mondiale, réunies a Vigo, en Galice, du 14 au 21 octobre 2008, réaffirmons notre position anti-libérale, exigeons la transformation du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque mondiale, de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Organisation mondiale du commerce (OMC), ainsi que les Banques de développement. Nous dénonçons avec vigueur tous les accords de libre commerce, notamment les accords de partenariat économique (APE) – par example l’Accord de partenariat économique Japon-Philippines (JPEPA) – et l’accord général sur le commerce et les services (AGCS). Nous exigeons la suppression des paradis fiscaux qui permettent de masquer l’argent de la drogue et de la corruption ; nous demandons le contrôle de tous les mouvements de capitaux.


Il est clair que c’est d’un autre système économique dont nous avons besoin, de développer la création de structures d’économie solidaire, de coopératives de production autonomes, d’une Banque du Sud au service d’un développement écologique, égalitaire et durable.


Nous voulons la transparence de l’utilisation des fonds publics et de leur gestion. Nous voulons que les ressources des peuples soient d’abord destinées à satisfaire leurs besoins vitaux.


Nos États sont responsables, ils nous doivent des comptes, c’est leur devoir et obligation de réguler le système économique pour protéger les citoyens et les citoyennes des requins de la finance. Les coûts de la crise doivent être assumes par les actionnaires et par ceux qui ont amasse des fortunes en spéculant.


D’autres règles de distribution et d’utilisation de l’argent doivent être définies, de manière démocratique et participative avec les populations, les mouvements sociaux et les associations féministes. La définition des budgets doit tenir compte de la sauvegarde des biens communs et du développement de services publics. Tous, hommes et femmes du monde, nous avons droit à une alimentation saine, à un logement décent, à la santé, à l’éducation, a un travail digne, aux transports et à la culture.


Construisons ensemble un monde ou nos valeurs de justice, de paix, d’égalité, de solidarité et de liberté soient prioritaires.


Contact : marchfem@ras.eu.org

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