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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 21:01

D'APRES UNE ENQUÊTE MENEE PAR CHRYSALIDE SUR LA SANTE TRANS


UNE PERSONNE TRANS SUR TROIS RENONCE A DES SOINS A CAUSE DES PREJUGES DU PERSONNEL SOIGNANT !

 

 

sante-trans--2011.png

 

 

« Enquête Chrysalide 'Santé Trans 2011'

Objectifs :

Cette enquête a été menée du 1er décembre 2010 au 30 octobre 2011 par Chrysalide.

Elle avait pour objectif de récolter des informations sur la santé et la sexualité des personnes trans, qu’il s’agisse de leur rapport aux médecins, des prises de risques liés à la sexualité ou encore de leur orientation et préférences sexuelles.

Les présents résultats sont publiés le 20 novembre 2011 à l’occasion du Jour du Souvenir Trans 2011. Il s’agit d’une présentation globale des résultats. Une analyse plus détaillée sera publiée dans quelques mois. » (Chrysalide, page de présentation du pré-rapport de l’enquête santé trans’ 2011)

 

Voir quelques chiffres clefs du rapport


Lire le pré-rapport / Brochure virtuelle

 

Lire l'interview réalisée par Yagg, de Sophie Berthier, membre de Chrysalide

 

A consulter également :

 

Toutes les brochures prévention de Chrysalide :

Brochures en lecture virtuelle

Brochures à commander ou à télécharger

 

 

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 04:08

UN PRIVILEGE A STRASBOURG ! 

7EME FESTIVAL

STRASBOURG MEDITERRANEE

« EXIL »

Du 26 novembre au 10 décembre

 

StrassMed-affiche2011.png

 

 

Strasbourg Méditerranée est un de mes festivals préféré : Durant les 15 jours que dure ce festival bisannuel, j’ai vraiment l’impression de vivre dans une de ces civilisations rêvées où convergent et se métissent avec splendeur les cultures, les arts et les savoirs… Strasbourg Méditerranée investit de nombreux lieux dans la ville et au-delà, et propose un temps et un espace fabuleusement riches en découvertes et en enseignements. Cultures méditerranéennes, mais aussi métissage des cultures méditerranéennes et des cultures européennes, du fait des exils et des migrations. Durant 15 jours convergeront à Strasbourg des artistes exceptionnel-le-s, musicien-ne-s, chanteurs/euses, comédien-ne-s, metteurs en scène, chorégraphes, danseurs/euses, réalisateurs/trices, écrivains, mais aussi intellectuel-le-s, universitaires, militant-e-s… Tou-te-s ont en commun d’allier un grand talent, une grande intelligence avec un véritable engagement politique pour lutter contre les discriminations. On peut évidemment ne pas être d’accord avec tout le monde, ne pas tout aimer, mais chacune de ces personnalités apporte quelque chose de précieux pour une vision au-delà des peurs, des replis, des partis pris rigides et des préjugés.

 

Le festival est le fruit de la mobilisation d’un impressionnant réseau associatif et culturel à Strasbourg, qui réussit l’exploit d’offrir une programmation de qualité exceptionnelle et avec un engagement politique peu commun, malgré un contexte politique très hostile. Promouvant les valeurs d’hospitalité, d’interculturalité et de métissage culturel dans un contexte français de replis identitaire et de montée du racisme dans toute l’Europe, le festival s’inscrit dans un moment historique, celui des révolutions arabes, et aborde cette année la thématique de l’exil :

 

« Aujourd'hui dans un monde globalisé où de plus en plus de femmes et d'hommes circulent, se déplacent, qu'en est-il de ces exilés qui sont souvent mis à l'épreuve dans leurs identités sociales, culturelles, politiques, ethniques, de genre, dans leurs références, leurs imaginaires, leurs univers matériel et symbolique ?

Le festival invite à aborder toutes les formes de l'exil, et les variantes qui lui sont souvent associées (émigration - immigration, voyages, errances, ostracismes, expulsions, exodes, diasporas, évacuations, expatriations, ...) : l'exil intérieur, l'exil dans son propre pays, dans son propre milieu, l'exil forcé, géographique, politique, économique, climatique, religieux, ou bien encore l'exil dit "volontaire" de ceux et celles qui vont chercher ailleurs de quoi nourrir de nouveaux espoirs, une hospitalité refondatrice, une humanité future.

Si l'exil est cet "ex" qui signifie en latin "hors" et renvoie à un hors lieu, qui peut être celui de la souffrance et de la séparation, c'est aussi une terre de résistance et de création, de fécondation et de renouvellement, aux multiples apports. Un horizon d'espérance et d'émancipation, une ouverture sur l'autre et sur le monde. L'expérience de l'exil a en effet inspiré, stimulé de nombreuses créations artistiques, littéraires, philosophiques, exprimant les affres de la rupture et de l'éloignement, la solitude, la nostalgie, le manque, la perte, voire la culpabilité d'un abandon mais aussi le sentiment d'une re-naissance, l'espoir d'un re-commencement et d'un monde meilleur. » (Salah Oudahar, directeur artistique, édito du festival)

 

Le festival propose en l’espace de 15 jours plus de 90 manifestations ! Il m’est évidemment impossible de toutes les reporter dans l’agenda du blog. J’ai donc fait une sélection plutôt féministe des évènements que j’ai mis en avant dans l’agenda, parce que pour les féministes de Strasbourg, ce festival est aussi un moment privilégié réunissant des femmes exceptionnelles : Pinar Selek (le 9 décembre), écrivain, sociologue et militante féministe, LGBT et pour les droits humains, créative et inventive dans son engagement pour les droits des minorités (enfants des rues, Kurdes, trans’), persécutée dans son pays la Turquie et contrainte à l’exil; Sevval Sam (le 26 novembre), chanteuse, comédienne, compositrice de musique de film turque, qui chante dans les langues de diverses minorités en Turquie ; Nouara Naghouche, (le 29 novembre)comédienne et humoriste « alsacienne-Algérienne », qui incarne de multiples personnages de notre société bigarrée et ose aborder dans un spectacle humoristique les violences sexistes et racistes ; Cahina Bari (le 30 novembre), conteuse Colmarienne, qui raconte ces femmes anonymes dont l’histoire n’a rien d’ordinaire dans des contextes de guerres, de déracinement et de double-identité ; Milouda Chaqiq (le 1er décembre), slameuse marocaine exilée en France, héroine qui a affronté sa condition de femme et de sans-papier pour conquérir sa liberté ; Latifa Laâbissi chorégraphe et Sophiatou Kossoko (le 1er décembre), danseuse, qui défient les illusions, les clichés et les représentations racistes et réinventent une chorégraphie politique qui ne craint pas le grotesque ; Kaoutar Archi (le 3 décembre), romancière Franco-Marocaine au talent précoce, auteur de fictions politiques qui aime a se projeter dans des personnages masculins ; Nacira Guenif-Souliamas (le 3 décembre), sociologue féministe qui décrypte les préjugés sur les femmes musulmanes et les aprioris sur l’émancipation des femmes ; Sonia Tebbakh (le 3 décembre) qui décrypte les représentations et les préjugés sur les français d’origine maghrébine ; les femmes de la compagnie « Les Clandestines » (le 3 décembre) qui chantent et mettent en scène l’exil des Italien-ne-s au 19ème et 20ème siècle ; Leïla Kilani (le 5 décembre),  réalisatrice marocaine engagée, qui porte un regard politique au travers de fictions et de documentaires sur le thème de la quête de la liberté et propose un regard inédit sur les migrant-e-s ; Francesca Maria Corrao (le 6 décembre), traductrice de poètes arabes anciens, qui explore la civilisation arabo-sicilienne ; Ajda Ahu Giray (le 6 décembre), chanteuse Turque qui combine dans son répertoire les cultures turques, françaises et italiennes ; Souad Massi (le 9 décembre), chanteuse algérienne qui mêle les cultures arabo-andalouse, rock et folk dans son répertoire… et bien d’autres encore…

 

Mais ce serait vraiment dommage de se limiter à une exploration féministe de ce festival. S’il peut être difficile financièrement de s’offrir plusieurs spectacle payants, le festival propose aussi de nombreux évènements gratuits de grande qualité : projections de film, rencontres, conférences, salon de thés et jeux de société…

 

Alors surtout n’hésitez pas à consulter le programme de Strasbourg Méditerranée !

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 00:14

TDOR :

RAPPEL DES REVENDICATIONS DE SUPPORT TRANSGENRE STRASBOURG

 

TdorGeneral

Affiche réalisée par Homozygote Reims

 

Samedi 19 novembre, au cours du rassemblement pour la 13ème Journée Internationale de la Mémoire Transgenre, Support Transgenre Strasbourg a rappelé ses revendications, je cite :

 

" Nous exigeons :

 

- la fin de toutes les discriminations par lesquelles l'état français nous exclut, et tout particulièrement:

la fin de la pathologisation et de la médicalisation de la transidentité,

la fin des stérilisations forcées des personnes transidentitaires,

l’abolition de la mention de genre ou du sexe dans tous les papiers d'identité,

l'abolition du premier chiffre du numéro de Sécurité Sociale,

la prise en compte de la lutte contre la transphobie dans la législation de l'état français ;

 

- le respect de nos droits égaux, dus à touTEs les humainEs, droits qui nous sont systématiquement refusés à ce jour :

Droits Humains, droit à l'emploi, droit au séjour, droits de santé, droits sociaux, maritaux, familiaux, parentaux... ;

 

- la fin de ce système politique criminel transphobe et hétéropatriarcal, afin que cesse ce massacre cautionné par les Etats et leurs gouvernements.

 

Ces revendications sont d'ailleurs partagées et soutenues explicitement par le Conseil de l'Europe et le Parlement Européen : à bons entendeurs !

 

NOS MORTS SONT DES CRIMES POLITIQUES, NOS VIES DOIVENT DONC ÊTRE DES LUTTES POLITIQUES "

 

SUPPORT TRANSGENRE STRASBOURG

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 17:43

JOURNEE INTERNATIONALE DE LA MEMOIRE TRANSGENRE

MOUVEMENT LGBTI DE STRASBOURG : LA HONTE !!!

 

TdorGeneral

 

Observez bien l'affiche ci-dessus, parmis les mots évoquant les différentes formes que prennent la discrimination et les violences transphobes, il y a : INVISIBILISE-E-S. Parce que l'invisibilisation de la transphobie, de ses conséquences souvent mortelles, et des revendications des associations et personnes transgenres contribue à légitimer la discrimination et les violences transphobes !

 

Alors ouioui, c'est mal d'avoir un discours culpabilisant et chaque année je la ferme, alors qu'à part quelques féministes et lesbiennes et quelques très  très rares gays on ne voit pas grand monde solidaire au rassemblement annuel pour la journée internationale de la mémoire transgenre qui rassemble habituellement une cinquantaine de personnes ! Et une cinquantaine de personnes, à Strasbourg, c'est déjà très très peu en regard du monde qui participe à la marche des visibilités ou à la marche du 1er décembre deux manifestations qui sont importantes, mais le sont tout autant que la Journée Internationale de la Mémoire Trangenre ou que la Journée Internationale des Intersexes !

 

Mais cette année, on bat le record de désaffection et d'indifférence ! Seulement une dizaine de personnes au rassemblement... Aucune association qui revendique le sigle "LGBT" ou "LGBTI" représentée ni aucune association gay ou lesbienne (il n'y a pas d'association bisexuelle et intersexu.é.e à Strasbourg)... Les passant-e-s sur la place Kleber se sont montré-e-s plus impliqué-e-s que les personnes et associations LGBTI* (une trentaine de passant-e-s  ont rejoint le rassemblement en s'arrêtant, en écoutant, en lisant les tracts et en restant jusqu'au bout)... C'EST LA HONTE !!!

 

Une tendance odieuse qui se confirme à Strasbourg : exit les revendications trans' cette année à la marche des visibilités, et d'ailleurs dans la plupart des marches des visibilités dites "LGBT" françaises 2011 à part à Nancy et Montepellier et peut-être dans une ou deux villes. Je ne parle pas des contenus des programmations des semaines qui pouvaient ici ou là (dont à Strasbourg) contenir un évènement qui traite des droits des trans', je parle des plateformes de revendications (Strasbourg battant cette année le record de pauvreté en terme de revendications politiques, on a d'ailleurs défilé derrière un char NRJ...) A Strasbourg on a même vu ressurgir la dénomination "Lesbian and Gay Pride", sois disant un label nécessaire qu'il fallait absolument afficher pour faire partie de l'inter-pride selon les responsables de  la marche, alors que depuis sa création il y a 10 ans cette marche s'intitulait marche des visibilités LGBT (manque encore le I de intersexes) et alors que la plupart des marches membres de l'interpride s'intitulent "marche des visibilité LGBT". La dénomination "marche des visibilités LGBT" a été rajoutée in extrémis parce que ... 2 ou 3 personnes (et pas une seule association dite "LGBT" ou "LGBTI")  sont montées au créneau, 2 ou 3 personnes qui n'ont pas manqué de susciter l'agacement parce qu'on a trouvé qu'elles "pinaillaient"...

 

Les association et personnes LGBTI*, en particulier à Strasbourg, se doivent de réfléchir à leurs responsabilités. On ne peut pas se revendiquer "LGBT" ou "LGBTI" si dans la pratique on est incapable de se solidariser quand des trans' font une action publique pour faire entendre leurs revendications et visibiliser les violences et discriminations trop souvent meurtrières qu'elles/ils subissent (1 fois par an à Strasbourg, ça ne demande pas non plus une disponibilité exhorbitante) ! C'est totalement hypocrite ! Il y a une vingtaine d'associations LGBT/LGBTI à Strasbourg, ce n'est pas le bout du monde d'envoyer au moins un-e représentant-e par association. La desaffection LGBT à une manifestation publique pour les droits des Trans' est une manifestation publique de la désolidarisation du mouvement LGBTI* dans son ensemble de la cause Trans' (le T de LGBTI*). Il ne faut pas s'étonner si les pouvoirs publics en France continuent de discriminer de manière inacceptable les personnes trans', bien plus encore que les personnes homosexuelles ! Ce n'est pas un hasard si en France la discrimination transphobe est toujours parfaitement légale (voir le communiqué de l'Association Nationale Transgenre) ! Il faut tout de même se demander pourquoi on en arrive à un point où des institutions européennes, telles que le Parlement Européen avec la résolution 1728(10) et le Commissaire  aux Droits de l'Homme avec les recommandations concernant les discriminations basées sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre, vont plus loin concernant les droits des trans' que les revendications de la plupart des associations françaises dites "LGBT"... Quelle crédibilité politique peut avoir le mouvement LGBTI* face aux pouvoirs publics dans ces conditions ?  Dans les marches des visibilités "LGBT", les trans', les intersexué.e.s, les bisexuel-le-s, les féministes, les réfugié-e-s et exilé-e-s LGBTI,* les LGBTI* hadicapé-e-s etc... et leurs proches défilent en nombre pour soutenir les revndications mises en avant. On ne peut pas d'un côté mobiliser le mouvement LGBTI* dans son ensemble pour mettre en avant le mariage et la parentalité homo comme c'était la tendance pour les prides 2011 et d'un autre côté afficher une indifférence crasse pour les droits des trans', des intersexes, des bisexuel-le-s, des réfugié-e-s LGBTI*, des séropositifs/ves, des LGBTI* cibles de racisme , de classisme, de sexisme, d'handiphobie etc... Organiser ici ou là un évènement sur l'une ou l'autre de ces thématiques, ou y assister quelquefois, même si c'est utile et nécessaire et qu'il faut encourager les trop rares associations LGBTI* qui le font et les trop rares personnes qui s'informent, ne suffit pas pour  dépasser le stade de la bonne conscience et arriver à un mouvement solidaire qui soit à la hauteur de sa dénomination "LGBT" ou "LGBTI" !

 

Pour celles et ceux qui ignorent encore les discriminations transphobes et les revendications trans', des textes existent, en voici quelques uns (d'autres à venir sur ce blog) ! Vous pouvez aussi consulter les sites des associations Trans' !

 

* LGBTI = Lesbiennes, Gays, Bisexuel-le-s, Trans' et Intersexes : Mais je ne jette pas la pierre aux intersexes qui sont encore plus invisibilisé.e.s que les tranns', ni aux bisexuel-le-s qui le sont tout autant que les trans'...

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 06:46
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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 03:50

JOURNEE INTERNATIONALE DE LA MEMOIRE TRANSGENRE (TDOR)


SUPPORT TRANSGENRE STRASBOURG APPELLE A RASSEMBLEMENT

SAMEDI 19 NOVEMBRE A 15H PLACE KLEBER

 

TdorGeneral

 

 

Communiqué de Support Transgenre Strasbourg parvenu le 16/11/2011

 

Le 20 novembre 2011 sera célébrée, dans des dizaines de pays, la 13ème Journée Internationale de la Mémoire Transgenre (voir www.transgenderdor.org et www.rememberingourdead.org )

 

Cette journée rappelle :

 

- que partout dans ce monde, chaque jour, par milliers, les personnes transgenre sont exclues, persécutées, haïes, maltraitées, violentées et souvent assassinées ou poussées au suicide, uniquement à cause de leur prétendue « différence » de la soi-disant « norme » des sexes et des genres ;

 

- que le nombre des crimes transphobes, visibles et invisibles, ne recule pas mais augmente ;

 

- que la haine qui aboutit aux crimes transphobes n'est pas le fruit du hasard ou de quelques individus « méchants », mais qu'elle est l'un des piliers d'un système politique et de la société et culture que celui-ci crée, produisant un cortège de discriminations qui gangrènent la société entière : hétéropatriarcat, sexisme, homophobie, transphobie... ;

 

- que ce système politique sert à garantir, par le cynisme, la haine, la ségrégation sociale et la violence, le confort des classes sociales dominantes et exploiteuses aux frais des classes sociales opprimées et exploitées, dont font aussi partie les personnes transgenre ;

 

- que ce système politique mortifère n'est pas acceptable et doit être combattu sans concession, au nom de ses victimes passées et présentes, mais aussi au nom des victimes potentielles que sont toutes les personnes transgenre de par le monde.

 

Nous exigeons :

 

- la fin de toutes les discriminations par lesquelles l'état français nous exclut, et tout particulièrement:

la fin de la pathologisation et de la médicalisation de la transidentité,

la fin des stérilisations forcées des personnes transidentitaires,

l’abolition de la mention de genre ou du sexe dans tous les papiers d'identité,

l'abolition du premier chiffre du numéro de Sécurité Sociale,

la prise en compte de la lutte contre la transphobie dans la législation de l'état français ;

 

- le respect de nos droits égaux, dus à touTEs les humainEs, droits qui nous sont systématiquement refusés à ce jour :

Droits Humains, droit à l'emploi, droit au séjour, droits de santé, droits sociaux, maritaux, familiaux, parentaux... ;

 

- la fin de ce système politique criminel transphobe et hétéropatriarcal, afin que cesse ce massacre cautionné par les Etats et leurs gouvernements.

 

Ces revendications sont d'ailleurs partagées et soutenues explicitement par le Conseil de l'Europe et le Parlement Européen : à bons entendeurs !

 

Support Transgenre Strasbourg appelle donc toutes les personnes transgenre et celles qui sont solidaires avec elles à se rassembler le

 

SAMEDI 19 NOVEMBRE 2011 À 15h00 PLACE KLÉBER À STRASBOURG, FRANCE

 

afin d'honorer la mémoire des victimes de la haine transphobe et afin de renforcer la lutte contre la transphobie, d'où qu'elle provienne, et contre son système politique.

 

Le même soir, Support Transgenre Strasbourg tiendra son dîner mensuel (« stammtisch ») à 20 h au restaurant Cappadoce au 15 rue Kuhn à Strasbourg. Toute personne désirant en savoir plus sur nos luttes y sera la bienvenue.

 

LA TRANSPHOBIE TUE, COMBATTONS-LA !

NOS MORTS SONT POLITIQUES, NOS VIES AUSSI !

 

Support Transgenre Strasbourg, le 16 novembre 2011

 

contact téléphone : 06 12 32 47 64 (Cornelia Schneider)

contact e-mail : sts67@sts67.org

site Web : www.sts67.org

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 16:17

QUID DES REVENDICATIONS CONCERNANT

LES DROITS DES TRANS' ?


RASSEMBLEMENT POUR LA JOURNEE DE LA MEMOIRE TRANSGENRE

SAMEDI 19 NOVEMBRE A 15H PLACE KLEBER

A L’APPEL DE SUPPORT TRANSGENRE STRASBOURG


TdorGeneral.png

mise à jour le 20/11/2011

 

Le dimanche 20 Novembre sera la Journée Internationale de la mémoire transgenre. Comme tous les ans des actions sont organisées dans de nombreuses villes dans le monde entier. Chaque année, partout dans le monde, y compris en France, des personnes transgenres sont assassinées. Il n'existe actuellement aucun pays au monde où les personnes transgenres jouissent pleinement de l'égalité des droits et où elles ne soient exposées aux discriminations, aux violences et à de graves atteintes à leurs droits humains légitimées par l'Etat. La France, qui se targue d'être la championne des droits humains, est loin d'être le pays le plus respectueux des droits humains concernant les trans' ! L'an dernier j'écrivais un article sur la situation des personnes trans' en France. Les choses n'ont guère évolué depuis et dans un contexte de campagne électorale les revendications des personnes transgenres sont de plus en plus invisibilisées par la plupart des associations LGBT qui focalisent sur le marriage et la parentalité homo. Une des rares revendication trans' qui soit parfois relayée par les associations LGBT et qui soit discutée avec les partis politiques est le changement d'état civil sans obligation de stérilisation, d'opération chirurgicale ou de traitement hormonal. C'est mieux que rien mais c'est peu au regard des nombreuses atteintes aux droits humains que subissent les personnes trans'. Ce ne sont pourtant pas les documents qui manquent dressant un état des lieux des atteintes aux droits humains à l'encontre des trans' et la liste des mesures à prendre pour mettre fin à cette situation de non-droit :

 

En mai 2009, en France, les associations Trans' se mobilisent contre le rapport de la haute autorité de la santé (HAS). La HAS est un organisme gouvernemental chargé de produire des recommandations sur lesquelles s'appuient les politiques gouvernementales en matière de santé et de prise en charge des soins. Ce rapport est le résultat d'une enquête menée depuis 2004. Bien que les associations trans' aient été (rapidement) consultées en 2004, le rapport ne tient pas compte de leur point de vue. Les seules personnes trans' dont le point de vue est pris en compte dans le rapport, sont des trans', toutes MtF, qui font leur parcours au sein des équipes dites "officielles". Ce rapport est soumis en mai 2009 à une consultation publique. Les associations Trans' dénoncent les recommandations de ce rapport  : non content de légitmer les pratiques  médicales actuelles contestées par les associations, il préconise des mesures extrèmement dangereuses pour les personnes trans' et attentatoires à leur droits humains. Le communiqué de l'association Chrysalide détaille en quoi ces recommandations de la HAS sont dangereuses pour les personnes trans'. Certaines associations appellent à répondre à l'appel à consultation pour faire entendre les critiques, d'autres comme Support Transgenre Strasbourg (STS), appellent à boycotter cet appel à consultation afin de ne pas légitimer ce rapport. La suite donnera raison à STS : le point de vue de trans' membres d'association a bien été intégré dans la version définitive de février 2010 du rapport de la HAS, mais après avoir été préalablement dénigré (les trans' membres d'association auraient un comportement consumériste), et sans changer substanciellement les recommandations. Entre autre, ce rapport préconise un diagnostic psychiatrique préalable  de "trouble de l'identité sexuelle" pour accéder aux soins de transition (hormonothérapies et chirurgies) au sein des équipes dites "officielles", pour établir le diagnostic, il s'appuie sur le DSM4 et le CM10 qui définissent une maladie psychiatrique appellée "trouble de l'identité sexuelle", et il recommande de mettre en place une politique qui empêche d'accéder aux soins de transition en dehors des équipes dites officielles. En clair ce qui est préconisé par ce rapport -et qui inspire aujourd'hui les décisions de la caisse d'assurance maladie et les législations nationales en matière de santé- c'est qu'il ne soit possible de faire un parcours de soins de transition (hormonothérapie et chirurgies) qu'au sein des équipes dites "officielles" et que pour accéder à ces soins, les personnes trans' se verront obligées de persuader les psychiatres experts qu'elles ont une maladie psychiatrique. Par exemple, comme facteurs déterminants du diagnostic de "trouble de l'identité sexuelle", entre autre, "l'existence d'un désarroi cliniquement significatif ou d'une altération du fonctionnement social ou professionnel ou dans d'autres domaines" , le dégout de ses parties génitales, penser que son sexe n'est pas le bon : les trans' ayant une vie sociale ou professionnelle satisfaisante, n'ayant pas de dégout de leur parties génitales ou n'ayant pas la conviction que sexe = genre , ne seraient donc pas diagnostiqué-e-s comme ayant un "trouble de l'identité sexuelle" et n'auraient donc pas accès à l'hormonothérapie et aux chirurgies prises en charge pas l'assurance maladie, Un choix pervers, soit se faire reconnaître comme malade psychiatrique (l'exclusion sociale, le rejet de son corps ou le fait de penser être dans le mauvais sexe n'étant pas le signe d'une maladie psychiatrique, mais une souffrance résultant de la discrimination), soit être privé-e du remboursement par l'assurance maladie... On obligerait ainsi les personnes trans' à se déclarer elles-même malades...

 

Le 29 Septembre 2009, Existrans (marche des Trans')formule une liste des revendications pour les doits des personnes trans', réagissant notament au rapport de la HAS. et exigeant la dépsychiatrisation des Trans' (alors que certaines associations comme STS revendiquent la dépathologisation des Trans', c'est à dire le fait que la transidentité n'est pas une pathologie, ni psychiatrique, ni autre). Concernant le changement d'état civil, l'Existrans revendique le changement d'état civil facilité et sans obligation de stérilisation. En 2011 l'Existrans revendique en  plus de ses revendications habituelles le changement d'état civil sans condition et l'accès au droit au séjour et au droit d'asile pour les personnes trans'.

 

 En octobre 2009 paraît le rapport du Commissaire au Droits Humains du Conseil de l'Europe, Thomas Hammarberg, "Droits de l'homme et identité de genre". Ce rapport dresse un état des lieux des atteintes aux droits humains des personnes transgenres et inclue 12 recommandations (p42/52) du Commissaire aux Droits Humains aux 47 Etats Membres du Conseil de l'Europe. Ces recommandations dressent une liste de mesures à prendre pour garantir l'égalité des droits humains pour les personnes transgenres, entre autres le changement d'état civil sans obligations de stérilisation, de traitement chirurgical ou hormonal, de divorce, la reconnaissance de la transphobie comme discrimination interdite par la loi, ainsi que des pistes pour des politiques de prévention. La France n'a tenu aucun compte d'aucune de ces recommandations et l'assemblée nationale vient de refuser il y a quelques jours (17 novembre, 3 jours avant la Journée Internationale de la Mémoire Transgenre) de reconnaître légalement la transphobie comme discrimination interdite par la loi (voir article sur blog de Martine Billard, députée, du 18/11/2011). Le texte des recommandations permet cependant au moins d'établir clairement que concernant les personnes transgenres, la France viole les droits humains sur de nombreux points. La Marche des Visibilités de Lorraine incluera ces recommandations dans sa plateforme de revendications 2010


En Octobre 2009, la conférence des droits des trans' à Malte dressait un état des lieu de la situation des trans' en Europe et formulait  dans la déclaration  de Malte des droits des Trans' du 28 Octobre 2009 un certain nombre de revendications adressées aux institutions européennes, à l'organisation pour la sécurité et la coopération en europe (OSCE), aux partenaires sociaux (syndicats et organisations patronales), aux organismes nationaux pour l'égalité et à l'organisation mondiale de la santé (OMS) portant sur l'égalité des droits fondamentaux, la lutte contre la discrimination au travail et la santé. La déclaration de la conférence de Malte est une synthèse des revendications adressées par les associations Trans' aux autorités nationales de leur pays et s'appuie sur le texte "Droits de l'Homme et Identité de Genre" publié par par le Commissaire aux droits humains au Conseil de l’Europe, Thomas Hammarberg, en Juillet 2009.

 

En février 2010, Roselynne Bachelot sort la transidentité du classement en maladie psychiatrique dans le dispositif de remboursement de la sécurité sociale. En clair, les soins de transition (hormonothérapie et chirurgies) ne seront plus remboursés au titre d'une maladie psychiatrique, mais au titre d'une affection longue durée hors liste. Les médias annoncent à tort la dépsychiatrisation en France de la transidentité. En réalité la portée de cette mesure est symbolique. Les réactions des associations à la mesure de Roselyne Bachelot de Fevrier 2010 appellent à la raison, soulignent qu'on revient tout simplement à la situation de 2004 et que cette mesure porte uniquement sur la classification dans le cadre du remboursement des soins. En effet, il est dit dans le texte que les conditions de prise en charge des soins doivent être conformes aux recommandations de la HAS. Or dans son dernier rapport, la HAS recommande la condition préalable d'un diagnostique psychiatrique de "trouble de l'identité sexuelle" (définie par le DSM4 et le CM10 comme une maladie psychiatrique) pour un accès aux soins pris en charge par l'assurance maladie.

 

Le 29 avril 2010, l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe adopte la résolution 1728 (2010). Dans cette résolution, le Conseil de l'Europe alerte les 47 Etats Membres sur les discriminantions basées sur l'oriantation sexuelle et l'identité de genre et les exhorte à adpoter une politique d'éradication de la transphobie et de l'homophobie. Le conseil de l'Europe recommande une série de mesures visant à garantir l'égalité des droits fondamentaux pour les personnes LGBT et insiste particulièrement sur les droits humains des personnes transgenres. Le texte recommande entre autre le changement d'état civil sans condition préalable de stérilisation, de chirurgie ou d'hormonothérapie. Il recommande également la reconnaissance du doit d'asile pour les personnes LGBT persécutées dans leur pays et le droit au séjour. La France n'a à ce jour pas mis en application la résolution 1728(2010). Ce texte ne pouvant être ignoré du gouvernement français, il permet d'établir clairement que c'est en connaissance de cause que la France viole les droits humains des personnes transgenres. La marche des visibilités de Lorraine incluera cette résolution dans sa plateforme de revendications 2011 et demandera à ses élus locaux de se positionner sur cette plateforme. Delphine Ravisé Girard, secrétaire nationale de l'Association Nationale Transgenre, dans son correctif posté en commentaire au bas de cet article, précise que 3 élus locaux se sont engagés à soutenir ces revendications : André Rossinot (maire de Nancy, Parti Radical), Michel Dinet (présidente du Conseil Régional, PS) et Laurent Hénart (UMP).

 

Le 31 Aout 2010, un article du Commissaire aux Droits Humains du Conseil de l'Europe dénonce les pratiques des Etats membres à l'encontre des personnes transgenres : entre autre, les classifications médicales désignant les personnes transgenres comme atteintes de troubles mentaux et les condiions inacceptables et injustifiées pour le changement d'état civil telles que le divorce forcé et la stérilisation forcée, Il signale des décisions juridiques en Allemagne et en Autriche déclarant de telles pratiques comme incompatibles avec les principes des droits humains et obligeant ces Etats à changer leur législation. Il signale également de possibles changement de législation en Irlande, au Portugal, en Hongrie et au Pays Bas. Il exhorte l'ensemble des Etats membres à changer rapidement leur législation. La France n'a à ce jour tenu aucun compte des exhortation du Commissaire aux Droits de l'Homme du conseil de l'Europe.

 

Le 16 Février 2011 la Fédération des Association et Centres LGBT en France adopte comme revendication l'application de la résolution 1728 (2010) du Conseil de l'Europe, exigeant entre autre le changement d'Etat civil pour les personnes transgenres, sans obligation de stérilisation, de chirurgie ou d'hormonothérapie. L'association Trans'Aide appelle l'ensemble des associations LGBT françaises à revendiquer l'application de la résolution 1728 (2010). Cependant les Prides de l'été 2011, qui dans la grande majorité se sont inscrites dans le cadre de la campagne électorale, n'ont pour la plupart pas revendiqué l'application de cette résolution, ni le changement d'état civil pour les trans' sans condition de stérilisation forcée, de chirurgie ou de traitement (ni sans conditions tout court d'ailleurs), ni aucune mesure concernant les droits des trans' et se sont focalisées sur le marriage et la parentalité homosexuelle (sans même mentionner les droits familiaux des personnes trans', obligées de divorcer pour obtenir le changement d'état civil ou ne pouvant accéder au changement d'état civil si elles ont des enfants...) ...

 

En Octobre 2011 La Commission des Droit Humains du Conseil de l'Europe publie un rapport sur les discriminations basées sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre. Ce rappport aboutit aux recommandations du Commissaire des Droits Humains du Conseil de l'Europe en matière de lutte contre les dicriminations homophobes et transphobes en insistant particulièrement sur les droits humains des personnes transgenres. Ces recommandations vont plus loin et sont plus détaillées que la résolution 1728(2010) concernant les droits des personnes transgenres et les politiques de prévention. Elles reprennent entre autre certaines revendications de la déclaration de Malte du droit des Trans' du 28 Octobre 2009 ainsi que les recommandations du Commissaire aux Droits Humains du Conseil de l'Europe incluses dans le rapport "Droits de l'homme et identité de genre" d'octobre 2009 (mais va plus loin que les recommandations de 2009). Elles portent entre autre sur le changement d'état civil, appelant à mettre fin à l'obligation préalable de divorce, de diagnostic psychiatrique, de stérilisation, de chirurgie, de traitement et d'expertises invasives ou attentatoire à l'intégrité de la personne.

Il semblerait que le Parlement Européen et le Commissaire aux Droits Humains du Conseil de l'Europe soient plus impliqués dans la défense des droits des Trans que la plupart des associations LGBT françaises (à l'exception des associations spécifiquement Trans' bien sur...).

 

Jeudi 17 novembre 2011, le communiqué de l'Association Nationale Transgenre signale que la discrimination transphobe est toujours légale en France. la proposition de Loi déposée par Catherine Quéré, députée PS, au parlement, sur l'harmonisation des délais de prescription pour les discriminations en raison du sexe,  du handicap ou de l'orientation sexuelle, pour louable qu'elle soit, ignore totalement le fait que les discriminations transphobes sont encore légales en France... Le PS semble ignorer les résolutions et recommandations européennes et on a là le résultat de la politique actuelle des associations LGBT qui se focalisent sur les droits des gays et lesbiennes (françaises) et oublient tout le reste dans leurs interpellations des partis politiques ! Le communiqué précise cependant que Martine Billard, députée du Parti de Gauche, a déposé un amendement proposant d'ajouter l'identité de genre comme motif de discrimination, amendement qui sera finalement soutenu par le PS. Cet amendement sera refusée le 17 octobre 2011 lors de l'examen à l'assemblée de la proposition de loi (voir article sur le blog de Martine Billard). A 3 jours de la Journée Internationale de la Mémoire Transgenre, qui rappelle les personnes transgenres mortes chaque année à cause de la transphobie (y compris en France), l'assemblée nationale (en fait la majorité UMP), refuse de reconnaître la transphobie comme motif de discrimination : la discrimination transphobe est donc toujours légale en France !

 

Voici donc quelques outils qui pourraient aider nombre d'associations dites "LGBT" ainsi que les partis politiques en campagne de se pencher sur les Droits des Trans'. Le mieux serait encore de consulter les associations Trans' elles-même ! Pour en trouver certaines, une page avec des liens sur des sites d'associations Trans' ici. 

 

L'affiche du TDOR rappelle à sa manière que la transphobie, dans la société, dans les lois, dans les mentalités, où qu'elle soit, la transphobie tue ! En plus des meurtres, il y a chez les trans' un taux excessivement élevé de suicides...

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 15:00

EN FRANCE LA DISCRIMINATION TRANSPHOBE EST TOUJOURS LEGALE !

 

TdorGeneral

 

Communiqué de Presse de l’Association Nationale Transgenre

 

Les députés PS tentent d¹améliorer les textes anti-discriminations La proposition socialiste oublie l¹identité de genre !

 

Ce 17 novembre, une proposition de loi déposée par Catherine Quéré, députée PS, sera débattue. Elle vise à harmoniser les délais de prescription concernant les discriminations par voie de presse ou par tout autre moyen. Il est ainsi demandé au gouvernement et à sa majorité de porter à un an ce délai pour les infractions commises au nom du sexe, du handicap ou de l¹orientation sexuelle.

 

Actuellement, pour ces mêmes motifs, le délai de prescription (régi par la loi du 29 juillet 1881) est de trois mois, alors qu¹il est d¹un an pour les diffamations et les injures pour violence raciale ou religieuse (loi du 9 mars 2004) « en raison de leur gravité ». Cette situation d¹inégalité laisse à penser qu¹il y aurait pour le gouvernement des discriminations plus acceptables que d¹autres, des minorités moins dignes d¹intérêt que d¹autres.

 

Les provocations à la haine, les diffamations, les injures publiques à l’encontre des personnes trans-identitaires sont toujours légales en France !

 

Pour louable qu¹elle soit, la proposition de loi de Catherine Quéré est incomplète car elle oublie de prendre en compte l¹identité de genre comme motif de discrimination. En France, malgré les résolutions européennes pourtant votées par ses représentants, les transphobes peuvent toujours inciter à la haine à l’encontre des personnes trans-identitaires dans les médias et sur internet sans être inquiétés par la loi

 

Les amendements de Martine Billard, député du Parti de Gauche, tentent enfin d¹ouvrir une brèche dans ce système injuste en proposant d¹ajouter l¹identité de genre comme motif de provocation à la discrimination à la haine ou la violence dans le dispositif de loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881.

 

L¹Association nationale transgenre (ex-Trans Aide) soutient les amendements de Martine Billard à la proposition de loi de Catherine Quéré. Contre la transphobie, il est urgent de mettre en place un cadre légal protégeant les personnes trans-identitaires en inscrivant l¹identité de genre comme motif de discrimination dans le code pénal (réforme des articles 225-1 et 225-2) et en le marquant en tant que circonstance aggravante dans les textes législatifs

 

Pour l'Association Nationale Transgenre,

Delphine Ravisé-Giard

Secrétaire nationale

 

Association Nationale Transgenre

BP 43670

54097 NANCY Cedex

Site Internet : www.ant-france.eu

Mail : secretariat.national@ant-france.eu

Mobile : +33 (0)6 25 40 59 21

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 04:37
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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 03:56

"EGALITE FEMMES/HOMMES

DU JE(U) DANS LES RÔLES

 

Calamity Jane Cie

 

Lundi 21 Novembre à 20h

Au Camionneur, 14 rue Georges Wodli, Strasbourg

 

calamity-Lundi-21-nov.jpg

 

 

Communiqué de Calamity Jane Cie du 07/11/2011 :

 

Egalité Femmes/Hommes

Du Je(u) dans les rôles

 

Calamity Jane Cie a acquis une solide réputation dans les problématiques Femmes/Hommes au travers de nombreux spectacles.

 

Afin d’élargir son champs d’action, la compagnie propose un projet original « Egalité Femmes / Hommes : du Je(u) dans les rôles », soutenu par le fonds social européen. Ce programme est basé sur un parcours créatif réalisé avec un groupe de femmes en recherche d’emploi ou intégrées dans le monde du travail. L’action a démarré en mars 2011 et s’achèvera en février 2012.

 

Cette soirée consiste à présenter une des phase du travail produit par les groupes à travers une mise en scène sous forme de plaidoirie. Nous serions très heureux de vous accueillir et de partager nos inspirations sur ces questions fondamentales…

 

L’entrée est libre.  

Possibilité de restauration sur place

Au Camionneur, 14 rue Georges Wodli, Strasbourg

Réservation 03.88.23.27.34

 

Calamity Jane Cie

calamityjanecie@free.fr 

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