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Création du logo pour leZ Strasbourgeoises : Joana

bannière violette et jaune

8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 03:03

S'M MIRABELLE : LE RETOUR !

 

EN CONCERT SAMEDI 12 NOVEMBRE

 

à 20h30 aux Brasseurs

22 rue des Veaux, Strasbourg

 

S-M-Mirabelle.jpg

 

Et voilà, tel Terminator, Suce Ma Mirabelle est de retour et se transfigure en S'M Mirabelle !!

Petit message des S'M Mirabelles en pleine renaissance :

 

 

" Hello à toutes et tous,

S'M Mirabelle n'hiberne pas cette hiver et vous propose de les retrouver le samedi 12 novembre au restaurant "Les brasseurs" pour un double concert avec le groupe Miruka.

S'M Mirabelle vous fera écouter ses nouvelles compositions ainsi que de nouvelles reprises.

Le concert commence à 20h30.

Venez nombreuses et nombreux pour nous soutenir.

 

S'M Mirabelle"

 

Et non contente de se transfigurer, la famille S'M Mirabelle s'est agrandie !!! (Naan c'est pas la PMA !)

Le groupe est désormais composé de :

 

Semilia alias Tyran Mirabelle (vocals, piano)

Jo alias Verveine Mirabelle (guitar)

Greg alias Lieutenant Mirabelle (vocals, guitar)

Deniz alias Ninnja Mirabelle (bass)

Glouf alias Glouffon Mirabelle (drums)

 

Pour les écouter... heu... leur myspace est en panne... Mais vous pouvez aller les pister sur leur facebook !

 

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 01:24

DISCRIMINATIONS FONDEES SUR L'ORIENTATION SEXUELLE ET L'IDENTITE DE GENRE :

 

RECOMMANDATIONS DU COMMISSAIRE AUX DROITS HUMAINS DU CONSEIL DE L'EUROPE AU ETATS MEMBRES

 

Discrimination-on-grounds-of-sexual-orientation-and-gender-.png

 

 

Le mercredi 19 octobre dernier, au Centre LGBTI de Strasbourg, Dennis Van Der Veur, conseiller du Commissaire aux Droits Humains au Conseil de l'Europe Thomas  Hammarberg, est venu présenter le rapport sur les discriminations basées sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre en Europe. Il s'agit d'une étude comparative menée par la Commission des Droits Humains du Conseil de l'Europe dans les 47 Etats Membres, concernant les respect des droits humains des personnes homosexuelles et transgenres. Ce rapport existe actuellement en version anglaise : Discrimination on grounds of sexual orientation and gender identity in Europe. Une traduction française est à paraître prochainement qui sera signalée sur la page du Conseil de l'Europe spécifiquement dédiée aux travaux concernant les droits des personnes LGBT de la Commission des Droits Humains. Pour se faire une idée du contenu de ce rapport, on peut visionner la vidéo de présentation (en anglais sous-titré français). On constate entre autre qu'il n'y a pas à l'heure actuelle de pays en Europe qui respecte pleinement les droits humains des personnes LGBT, même si quelques rares pays sont plus avancés en terme de législation. En particulier pour les personnes transgenres, le rapport constate des violations de leurs droits fondamentaux dans quasiment tous les pays (y compris la France).

 

Sur la base de ce rapport, le Commissaire aux Droits Humains formule 36 recommandations (p11/134) aux Etats membres du Conseil de l'Europe. Selon Thomas Hammarberg, Commissaire aux Droits Humains du Conseil de l'Europe, l'objectif est de poser le débat entre les 47 Etats membres du Conseil de l'Europe. Il faut cependant rester conscient -e-s que les Etats membres ne sont pas obligés de prendre en compte ces recommandations, même si des pays comme l'Allemagne et l'Autriche ont suivi l'une de ces recommandations et ont déclaré incompatible avec leur constitution l'obligation de stérilisation comme condition préalable pour le changement d'état civil des personnes transgenres. Mais gageons que ce texte puisse avoir un effet performatif sur l'évolution des mentalités de nos responsables politiques ! Dennis Van Der Veur, lors de son intervention au Centre LGBTI de Strasbourg, a également souligné que les associations pouvaient se saisir de ces recommandations pour porter leurs revendications au niveau national ou européen. A noter également qu'il arrive que la Cour Européenne des Droits de l'Homme s'inspire des recommandations du Commissaire aux Droits Humains pour rendre ses jugements.

 

A bien des égards, ces recommandations constituent une base de travail intéressante pour compléter et harmonsier nos revendications LGBTI au niveau national, surtout dans un contexte de campagne éléctorale où il faut éviter que le débat démocratique ne se réduise comme peau de chagrin à une ou deux de nos revendications, ou au niveau Européen par exemple dans l'hypothèse d'un socle de revendications communes des associations LGBTI des Etats membres.  Par exemple les recommandations pointent sans ambiguité un certain nombre de dispositions et de pratiques en vigueur en France et dans de nombreux autres Etats membres comme des atteintes aux droits humains fondamentaux des personnes LGBT. N'en déplaise aux responsables politiques qui justifient ces atteintes au nom de la morale et prétendent par ailleurs donner des leçons de droits humains à d'autres pays...

 

Mais ces recommandations necessitent une lecture attentive et critique : Sur quels points ces recommandations vont-elles plus loin que les revendications de la plupart des associations LGBT françaises (l'occasion de se remettre en question) ? Sur quels points sont-elles en recul sur nos revendications ? Quelles sont les ambiguités ? Quels sont les points qui ne sont pas traités ? Et ne pas oublier que les discriminations et violences spécifiques auxquelles sont exposées les personnes intersexué.e.s (les recommandations parlent d'ailleurs de personnes LGBT et non LGBTI) et bisexuel-le-s ne sont pas du tout prises en compte. Sur ces questions, le dialogue avec les associations et militant-e-s intersexué.e.s et bisexuel-le-s est incontournable si l'on veut réellement combattre les discriminations lié-e-s au sexe, au genre et à l'orientation sexuelle.

 

Autre aspect intéressant du texte des recommandations : reprenez la trame, et appliquez le même principe pour d'autres discriminations, sexistes, racistes, handiphobes, etc... On obtient un programme politique autrement plus intéressant et pertinent en terme de lutte contre les discriminations que ce que proposent la plupart de nos candidats ;-)

 

Pour celles et ceux qui ne parlent pas anglais, et en attendant que paraisse la traduction française validée par la Commission des Droits Humains du Conseil de l'Europe, je vous propose une traduction provisoire et "artisanale"  pour une première approche des Recommandations du Commissaire des Droits Humains du Conseil de l'Europe concernant les discriminations fondées sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre. Cette traduction est évidemment imparfaite, et pour celles et ceux qui parlent anglais, mieux vaut vous référer au texte original (p 11/134).

 

 


RECOMMANDATIONS 

 

 

Les recommandations du Commissaire ont été développées à partir des conclusions de ce rapport et apportent aux états membres un conseil d’orientation politique afin de prévenir et d’aborder l’homophobie, la transphobie et les discriminations en raison de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre.

Le Commissaire aux Droits Humains recommande aux autorités des états membres du Conseil de l’Europe de :

 

 

1. Attitudes et perceptions

 

1) Prendre une position publique ferme contre les violations des droits humains des personnes LGBT et promouvoir le respect des questions relatives à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre, par exemple au travers de l’éducation aux droits humains et de campagnes de sensibilisation.

 

2) Prendre des dispositions pour encourager des reportages factuels, objectifs et professionnels dans les medias concernant les personnes LGBT et les questions relatives à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre.

 

 

2. Normes légales et leur application

 

1) Appliquer les obligations internationales en matière de droits humains sans discrimination en raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre. Les principes de Yogyakarta sont un outil utile pour guider l’application des normes internationales en matière de droits humains en lien avec l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Les Etats membres sont également encouragés à signer et à ratifier le Protocole N°12 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme sur la prohibition générale de la discrimination.

 

2) Promulguer une législation nationale exhaustive sur la non-discrimination et inclure l’orientation sexuelle et l’identité de genre parmi les thèmes de discrimination prohibés. Il faudrait que des ONGs représentant les personnes LGBT soient consultées et impliquées dans le processus législatif et la préparation des mesures politiques pour l’application de la législation.

 

3) Examiner la législation nationale pour détecter et corriger de possibles incompatibilités avec la législation anti-discrimination en vigueur, afin de prévenir la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Eliminer toute criminalisation discriminatoire de rapports sexuels homosexuels si elle figure toujours dans la législation.

 

4) Mettre en place des structures nationales indépendantes pour promouvoir l’égalité et la non-discrimination. Il faudrait que le champ d’application de leur mandat inclue la discrimination en raison de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre.

 

5) Surveiller l’efficacité de l’application de la législation nationale anti-discrimination et impliquer les structures nationales de Droits Humains dans le processus de surveillance, y compris les structures nationales de promotion de l’égalité et les organisations représentant les personnes LGBT. Il faudrait qu’un mécanisme régulier de surveillance soit mis en place à cette fin.

 

 

3. Protection : violence et asile

 

1) Inclure explicitement la haine homophobe et transphobe comme motif possible de crime de haine ou de discours incitant à la haine dans la législation nationale. Il faudrait que les crimes ciblant des individus ou des groupes humains en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre, réelles ou supposées, soient punis et que le mobile de haine discriminatoire soit pris en compte comme circonstance aggravante.

 

2) Enquêter efficacement sur les crimes de haine, les discours et les actes liés à l’homophobie et à la transphobie. Il faudrait qu’une formation spécifique pour les agents du maintien de l’ordre et les membres du système judiciaire soit dispensée dans ce but.

 

3) Développer une collecte de données systématique sur les crimes de haine, les discours et les actes liés à l’homophobie et à la transphobie. Il faudrait que les données et les plaintes concernant les crimes, les discours et les actes homophobes et transphobes soient clairement séparées des autres crimes, discours et actes motivés par la haine.

 

4) Reconnaître que la persécution où la crainte justifiée de persécution sur la base de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre peut être une raison valable d’accorder le statut de réfugié-e ou l’asile. Il faudrait éviter les tests inutilement invasifs pour les demandeurs d’asile LGBT ayant pour but de donner des preuves de leur orientation sexuelle et de leur identité de genre.

 

5) Fournir des expertises et des formations aux responsables du droit d’asile ainsi qu’aux autres professionnels liés afin de s’assurer que les demandeurs/euses d’asiles LGBT soient reçu-e-s de manière respectueuse, avertie et sensible durant la procédure de demande d’asile. Il faudrait conduire les procédures de manière à ce que les demandeurs/euses d’asile LGBT se sentent en sécurité pour révéler leur orientation sexuelle ou leur identité de genre.

 

6) Aborder l’isolement social, les violences et la discrimination vécues par les demandeurs/euses d’asile LGBT dans les centres d’asile et pourvoir à leurs besoins spécifiques en matière de santé et de soins médicaux.

 

 

4. Participation : liberté de rassemblement, d’expression et d’association

 

1) Respecter le droit en vigueur de liberté de rassemblement pour les personnes LGBT en s’assurant que des marches et semaines des visibilités (Pride) pacifiques, d’autres évènements publics organisés par les personnes LGBT, ou la mise en exergue de questions relatives à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre, puissent avoir lieu sans être soumises à des mesures discriminatoires de la part des autorités publiques. Il faudrait prévenir des pratiques équivalant à user abusivement de dispositions légales ou administratives dans le but d’entraver l’organisation de tels évènements.

 

2) Fournir une protection efficace aux participant-e-s des marches des fiertés pacifiques ou des évènements publics organisés par et pour les personnes LGBT contre les agressions et les violentes contre-manifestations.

 

3) Respecter le droit en vigueur de liberté d’association des personnes LGBT en s’assurant, en particulier, que les organisations non-gouvernementales, représentant les personnes LGBT ou travaillant sur les questions relatives à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre, puissent être constituées et fonctionner sans être sujettes à des mesures discriminatoires de la part des autorités publiques. Il faudrait prévenir les procédures administratives qui rendent l’enregistrement de ces ONGs démesurément long ou difficile.

 

4) Respecter le droit en vigueur de liberté d’expression en sauvegardant la possibilité de recevoir et transmettre des informations sur les questions relatives à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre dans toutes les formes d’expression telles que la presse, les parutions, les déclarations orales ou écrites. Il faudrait que toute disposition discriminatoire criminalisant la distribution et la diffusion d’information concernant l’orientation sexuelle et l’identité de genre soit abolie. Il faudrait que les ingérences illicites dans la jouissance du droit de liberté d’expression des personnes LGBT soient soumises à des poursuites criminelles.

 

 

5. Vie privée : reconnaissance du genre et vie de famille

 

1) Accorder la reconnaissance légale du genre choisi par les personnes transgenres et élaborer des procédures rapides et transparentes pour le changement de nom et de sexe de personnes transgenres sur les certificats de naissance, les registres civils, les cartes d’identité, les passeports, les diplômes et autres documents similaires.

 

2) Abolir la stérilisation et autres traitements médicaux obligatoires de nature à affecter sérieusement l’autonomie, la santé ou le bien-être de la personne, comme conditions préalables et nécessaires pour la reconnaissance légale du genre choisi par une personne transgenre.

 

3) Supprimer l’obligation d’être célibataire, ou de divorcer pour les personnes déjà mariées, comme condition nécessaire et préalable pour la reconnaissance légale du genre choisi par une personne transgenre.

 

4) Respecter le droit des personnes transgenres d’exercer réellement leur droit de se marier en accord avec le genre qui leur est légalement reconnu.

 

5) Promulguer une législation reconnaissant les partenariats homosexuels en accordant à ces partenariats les mêmes droits et avantages que les partenariats et mariages hétérosexuels, par exemple dans le domaine de la sécurité sociale, de l’emploi et des pensions de réversion, de la liberté de mouvement, du regroupement familial, des droits parentaux et de l’héritage.


6) Accorder aux couples de même sexe et aux personnes LGBT - conformément au principe de l’intérêt supérieur de l’enfant - les mêmes chances qu’aux autres candidats d’être considérés sans discrimination comme parents adoptifs pour un enfant.

 

7) Reconnaître les droits parentaux des parents de même sexe, individuellement ou conjointement, en incluant leurs droits de garde et de tutelle sans discrimination en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre. Il faudrait continuer à respecter les droits parentaux des personnes transgenres après la reconnaissance juridique du genre de leur choix.

 

8) Autoriser l’accès à la procréation médicalement assistée (PMA) aux personnes LGBT sans discrimination en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre.

 

9) Chercher à apporter un soutien adapté pour les familles ayant des membres LGBT afin de favoriser l’intégration, le respect et la sécurité.

 

 

6. Accès aux soins médicaux, à l’éducation et à l’emploi

 

1) Abolir les systèmes de classification dépassés qui décrivent l’homosexualité comme une maladie ou une affection.

 

2) Revoir toutes conditions préalables de diagnostic de trouble mental pour l’accès aux soins médicaux de transition en vue d’éliminer les obstacles à la jouissance effective, pour les personnes transgenres, du droit à l’autodétermination et aux plus hautes normes de santé possible.

 

3) Inclure dans les études et la formation des professionnels de la santé l’importance du respect de la dignité des personnes LGBT tant dans leurs choix qu'en matière de besoins spécifiques de soins de santé.

 

4) Faire en sorte que les procédures de réassignation de genre, tels que le traitement hormonal, la chirurgie et le soutien psychologique, soient accessibles aux personnes transgenres et soumises à leur consentement éclairé et s’assurer qu’elles soient remboursées par l’assurance maladie.

 

5) Promouvoir le respect et l’intégration des personnes LGBT dans les établissements scolaires et l’enseignement supérieur et encourager la connaissance objective de questions concernant l’orientation sexuelle et l’identité de genre dans les établissements scolaires, l’enseignement supérieur et les autres cadres d’enseignement.

 

6) Combattre les brimades et le harcèlement à l’encontre des élèves, étudiant-e-s et personnels LGBT. Les établissements scolaires et d’enseignement supérieur devraient être des lieux sûrs pour les élèves, les étudiant-e-s et le personnel LGBT, et les enseignants devraient disposer d’outils pour réagir efficacement aux brimades et au harcèlement à l’encontre d’élèves et d’étudiant-e-s LGBT.

 

7) Promouvoir des politiques et des pratiques visant à combattre la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre ; aussi, promouvoir des politiques favorisant la diversité sur les lieux de travail ainsi que des initiatives qui encouragent la totale intégration et le respect à part entière du personnel LGBT dans l’environnement de travail.

 

8) Respecter le droit des personnes transgenres d’accéder au marché du travail en garantissant le respect de leur vie privée concernant la divulgation de données personnelles sensibles liées à leur identité de genre et en promouvant des mesures visant à faire cesser l’exclusion et la discrimination des personnes transgenres sur les lieux de travail.

 

 

7. Recherche et recueil de données

 

1) Encourager la recherche systématique et la collecte de données ventilées selon le genre concernant la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre dans toutes les sphères de la vie. Les questions LGBT devraient être incluses dans les enquêtes sur les comportements courants et dans les sondages d’opinion.

 

2) Appliquer des garanties protégeant le droit au respect de la vie privée des personnes LGBT pour la collecte de toutes données sensibles.

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 20:44

JOURNEE INTERNATIONALE DES INTERSEXUE.E.S :


CONFERENCE SUR L'INTERSEXUATION AU CENTRE LGBTI ALSACE A STRASBOURG

 

Mercredi 9 Novembre à 19h

à la Station / Centre LGBTI Strasbourg Alsace

7 rue des écrivains Strasbourg

 

centre-lgbti.jpg

 

Dans le cadre de la Journée Internationale des Intersexué.e.s (qui a lieu normalement le 8 novembre), le centre LGBTI Strasbourg Alsace "La Station" propose une conférence sur l'intersexuation mercredi 9 novembre à 19h. Un témoignage et un débat sont prévus.

Communiqué du Centre LGBTI Alsace du 08/11/2011


 

Pour plus d'infos sur la question de l'intersexuation

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 20:04

DOCUMENTAIRE

"UN DESIR ORDINAIRE"

 

De Hélène Trigueros

 

Visible en ligne jusqu'au 10 novembre

Diffusé sur France 3 Lundi 7 novembre à 0h35 (nuit de lundi à mardi) et Mardi 8 novembre à 8h55

 

un désir ordinaire

 

 

Témoignage de Irène et Marysa, membres de La Lune et du Centre LGBTI à Strasbourg, participantes au documentaire :

 

Ce documentaire « désir ordinaire » auquel Marisa et moi avons participé  en 2010 avec deux autres couples a été une superbe aventure. C’est l’histoire de trois vies de couples homos, deux couples de femmes et un couple de garçons. Certains jours étaient particulièrement difficiles puisqu’il fallait faire remonter des souvenirs douloureux mais à chaque prise de vue, nous n’avions qu’une seule idée, celle que ce documentaire puisse aider d’autres personnes et faire taire toutes celles et tous ceux qui ont encore des doutes sur le fait que nos histoires sont également des histoires d’amour !

Hélène Trigueros, la réalisatrice nous a guidé tout au long de ce documentaire et a été d’une telle gentillesse que nous avions l’impression d’avoir fait cela depuis toujours ! Nous voulions  simplement vous faire partager ces histoires d’amour, nous sommes persuadées que c’est  un autre moyen de faire avancer nos visibilités.

La première diffusion aura lieu le 7 novembre 2011 à 0h35 (nuit de lundi à mardi) sur France 3 national et le 8 novembre 2011 à 8h55 sur tout le pôle Est (Champagne Ardennes, Alsace, Lorraine).

 

Irène et Marisa

 

Fiche technique

Réalisation : *Héléne Trigueros. 2011, 54 mn. Trois couples ont en commun de partager leur vie avec une personne du même sexe. Chaque histoire semble différente mais tous ont le même désir de mener une vie ordinaire et transparente. De la construction clandestine de notre orientation sexuelle à l'acceptation de soi, de la naissance du couple dans l'intimité à sa visibilité et à sa représentation sociale, ces trois couples vivent leur homosexualité de façon libre et assumée sans la réduire à une simple différence de comportement sexuel.

 

Voir le documentaire (jusqu'au 10 novembre)

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 17:19

nouv logo leZ Strasbourgeoises déf-copie-1

 

NEWS EXPRESS LESBOSTRASBOURGEOISES !

 

Une newsletter un peu inhabituelle parce que je suis un peu à la bourre ;-)

Je vous donnes les infos les plus urgentes :

> Demain jeudi 3 Novembre à 19h JEUDI DES FEMMES AVEC LES POUPEES EN PANTALON POUR UN DEBAT SUR LES VIOLENCES SEXISTES à la Station

> Urgent ! Appel à signatures de la Baraka ! N'ACCEPTONS PAS L'INTOLERABLE !

> LA MAISON DES ROMS A BRULE : UN MORT, DES CENTAINES DE PERSONNES A LA RUE...

 

D'autres actualités à venir, entre autre les recommandations du Commissaire des Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe concernant les droits des personnes LGBT. Guettez les actus !

 

Pour les évènements à venir, RDV sur l'agenda !

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 16:44

DEBAT AVEC LES POUPEES EN PANTALON

SUR LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

A LA STATION

 

Jeudi 3 Novembre à 19h à la Station / Centre LGBTI Alsace, 7 rue des écrivains, Strasbourg

* en non mixité femmes (transgenres et cisgenres)

 

Communique-Poupees-en-Pantalon.jpg

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 15:29

APPEL A SIGNATURES DE LA BARAKA

N'ACCEPTONS PAS L'INTOLERABLE !

 

incendie de la Baraka

 

Lundi 24 octobre au soir, "La maison des Roms", un bâtiment d'une ancienne cartonnerie du 20ème arrondissement de Paris, abritant 114 Roms dont 43 enfants, a brûlé. Ion Salagean est mort. Une centaine de personnes est à la rue. La scolarité de nombreux enfants qui vont à l'école dans le quartier est mise en péril. Toutes les affaires ont brûlé : vêtements, médicaments, couvertures ... D'après le témoignage d'un des habitants du squat des hommes cagoulés étaient sur le toit du bâtiment et ont lancé à l'intérieur des bouteilles inflammables. Une enquête policière est en cours. Des solutions provisoires de relogement d'urgence ont été proposées au sinistrés, mais seulement pour quelques jours. C'est le 16ème  incendie de maison ou de campement Rom en seulement 10 mois en France !

Le collectif La Baraka et les lutheuses de Rrue appellent toutes les organisations solidaires à co-signer cet appel :

 

Appel du collectif la Baraka du 27/10/2011 en ligne sur le site des Lutheuses de Rrues

 

N'ACCEPTONS PAS L'INTOLERABLE !

ION SALAGEAN TUE DANS L'INCENDIE DE LA BARAKA

 

Ion Salagean un homme d’une cinquantaine d’années est mort dans l’incendie de La Maison des Roms, la Baraka au 163, rue des Pyrénées. Suite à cette catastrophe une centaine de personnes sont à la rue et démunies de tout.

 

Une enquête est ouverte par le parquet de Paris pour déterminer la cause de cet incendie et il faut que tout soit fait tout pour que cette enquête aboutisse.


La Maison des Roms, la Baraka une ancienne cartonnerie du vingtième arrondissement de Paris propriété de la mairie de Paris était occupée par plusieurs familles depuis le mois de novembre 2010. Le bâtiment détruit par l’incendie, le seul habité par les familles avait été déclaré salubre par la préfecture de Paris.

Le 12 août l’expulsion des familles de ce lieu de vie précaire, qui répondait pourtant aux urgences de la situation, a été prononcée par le Tribunal du vingtième arrondissement. La mairie de Paris disait chercher des solutions de relogement -accorant de fait des délais- mais subissait des pressions de la part de la mairie du vingtième arrondissement pour accélérer l’expulsion.

Par ailleurs dans le voisinage circulait une pétition contre la présence des familles à la Baraka.

Mardi 18 octobre, un rassemblement de voisins a eu lieu devant La Maison des Roms, la Baraka. Une vingtaine de personnes en colère ont essayé d’abord de pénétrer dans les lieux par le portail de devant, puis par la porte arrière. Ils n’ont pas hésité a affirmer qu’ils étaient accompagnés par l’avocate de la mairie : un mensonge.

Devant une telle hostilité, les roms se sont enfermés.

Finalement, une dame c’est présentée comme mandatée par la mairie. Bien que n’ayant pas de carte l’attestant, les habitants lui ont ouvert puisqu’elle elle était déjà venus quinze jours auparavant prendre des photos « pour le diagnostic des travaux en projet sur ce site », avait-elle dit. Elle a refait le tour accompagné d’un homme qui se présentait comme l’entrepreneur.

Le soir même une tentative d’intrusion par la porte arrière a effrayé les familles qui étaient à l’intérieur, elles se sont alors barricadées.

Six jours après il y a eu l’incendie : des personnes ont déclaré avoir vu des ombres se faufiler sur le toit facilement accessible.

La plupart des familles n’ont « bénéficié » que de trois nuits d’hôtels. Elles ont été dispersées, sans qu’aucune des associations qui les suivaient jusque là, Harissa sauce blanche, Secours catholique, La Voix des Roms, le Collectif de la Baraka et les Lutheuses de Rue ne puisse avoir la liste des personnes prises en charge ni l’adresse des lieux où elles ont été dispatchées. En remettant le sort des familles à la seule association Emmaüs coup de main -inconnue par les familles- la mairie les isole des associations qui effectuaient un accompagnement médical, scolaire et administratif en cours et des solidarités qui s’étaient mises en place, d’autant plus précieuses après l’incendie.

 

Nous apprenons, aujourd’hui, que dix huit personnes ont été dirigées vers des « retour volontaires », par Emmaüs Coup de main.

 

Il y a eu mort d'homme, il serait important et nécessaire à la dignité, que chacune et chacun, le connaissant ou non, puissent témoigner autour d'un signe visible au 163 rue des Pyrénées, de sa sympathie, de l'expression de ses regrets et de sa colère, d'un respect pour sa mémoire.


Nous dénonçons toutes les violence racistes faites aux roms, exigeons un relogement stable pour les victimes, que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cet incendie.


N’acceptons pas l’intolérable !


 

Premiers signataires:

FNASAT Gens du Voyage, ASAV 92, Association Nationale des Gens du Voyage Catholiques (ANGVC), La voix des Rroms, Le Collectif la Baraka, Le Collectif Contre la Xénophobie, Les Lutheuses de Rrue, Le Collectif de Soutien aux Biffins, Bagagerue, Harissa Sauce blanche, LeZ Strasbourgeoises,

 

 

Le collectif La Baraka et les Lutheuses de Rrue appellent les associations et collectifs à co-signer cet appel ! Envoyer les signatures à inesdelunah@yahoo.fr !

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 14:52

ICI ON BRULE LES ROMS

INCENDIE DE LA MAISON DES ROMS :

UN MORT, UNE CENTAINE DE PERSONNES A LA RUE...

 

incendie-de-la-Baraka.jpg

 

Lundi 24 octobre au soir, "La maison des Roms", un bâtiment d'une ancienne cartonnerie du 20ème arrondissement de Paris, abritant 114 Roms dont 43 enfants, a brûlé. Ion Salagean est mort. Une centaine de personnes est à la rue. La scolarité de nombreux enfants qui vont à l'école dans le quartier est mise en péril. Toutes les affaires ont brûlé : vêtements, médicaments, couvertures ...

D'après le journal "Le 75020", un adolescent présent dans le squat et entendu par la police le soir même de l’incendie a témoigné : « J’ai entendu du bruit sur le toit du bâtiment, mais je n’ai pas regardé tout de suite, je croyais que c’était des pigeons. Juste après, j’ai vu une bouteille en verre tomber à côté du conteneur à poubelles et le feu a pris immédiatement quand elle a éclaté. Il y avait sûrement de l’essence dedans car ça s’est répandu très vite sur le sol. J’ai levé la tête et j’ai vu des personnes cagoulées sur le toit. »

Pour les habitants de "La maison des Roms" le contexte était très hostile depuis quelques jours : pétition et manifestations hostiles de voisins, tentative menaçante d'intrusion dans le bâtiment après la visite d'une femme s'étant présentée comme "mandatée par la Mairie" qui était déjà venue prendre des photos du site en vue de supposés travaux.

 

Si on fait le tour des articles de journeaux, on lira partout "incendie", "drame"... Il faudra attendre les conclusions de l'enquête policière -si l'enquête conclue au crime- pour oser dire : des hommes ont attaqué à coup de coktail molotov (c'est comme ça qu'on appelle une bouteille qui tombe et s'enflamme, non ?) une maison où se trouvaient réunis 114 Roms dont 43 enfants. Ces hommes savaient ce qu'il faisaient, puisque lorsque brûlent des habitats de Roms il y a souvent des morts. Ces hommes ont voulu tuer des personnes parce qu'elles étaient Roms. Ces hommes ont voulu priver des personnes de leur abri, de leur vêtements, de toutes les affaires, pour qu'elles soient d'autant plus exposées à la maladie ou à la mort, parce qu'elles étaient Roms. Ce ne sont pas une ou deux ou trois personnes qui ont été attaquées, mais 114 en une seule fois !!!

Mais on ne peut pas nommer le crime "crime" tant que l'enquête n'aura pas validé qu'il s'agissait d'un crime. En attendant, on parle d'incendie, de "drame", d'accident, on contourne l'innomable et ce sont les arguments habituels : "l'insalubrité",  "la misère", cette "toute misère du monde" qu'on ne saurait accueillir ici... Oui mais cette fois, les Roms logeaient dans un corps de bâtiment qui avait été déclaré salubre. Les habitants de la maison des Roms s'étaient organisés collectivement avec des associations et avaient obtenu, chose rare, l'installation de l'éléctricité et de l'eau. Pas de court-circuit éléctrique, les lampes étaient toujours allumées quand l'incendie s'est déclaré. Et cet adolescent qui a vu une bouteille tomber et s'enflammer et des hommes cagoulés sur le toit (la plupart des habitants étaient réunis dans la cour pour une fête d'anniversaire). Mais ce squat de Rom a quand même brûlé, comme brûlent trop fréquement les campements et maisons où les Roms tentent de s'abriter...

 

Faites une recherche google avec les mots clefs "incendie Roms" ... ça fait froid dans le dos ! Pour ne prendre que les incendies d'habitats de Roms qui ont été médiatisés ces dernières années :

Mai 2008, Naples (Italie), 5 campements Roms incendiés le même jour, d'autres campements menacés par le voisinage (plus d'infos)

Juillet 2008, Montreuil (plus d'infos )

Mai 2009, Bobigny, bilan "provisoire" 1 à 2 enfants morts, un confirmé (plus d'infos).

Juillet 2009, Epinay-sur-Seine, 2 blessés (plus d'infos ).

Novembre 2009, Petit Clamart (plus d'infos)

Fevrier 2010, Orly, incendie d'un campement Rom. 3 enfants morts, 2 blessés. (plus d'infos)

Fevrier 2010, Noisy le Sec

Mars 2010, Massy (Essonne), l'incendie s'est déclaré pendant une altercation entre deux groupes de Roms, la police était présente et n'est pas intervenue pour empêcher l'incendie  (plus d'infos ).

Avril 2010, Gagny, un enfant mort, sa soeur et sa mère grièvement blessées, son père blessé. Incendie d'origine accidentelle attesté ; les habitants du campement n'avaient pas obtenu l'accès à un point d'eau et n'avaient pas la possibilité de maîtriser l'incendie (plus d'infos ).

Aout 2010, Bobigny, selon plusieurs témoignages l'incendie serait criminel (plus d'infos ici et ici )

Janvier 2011, Cenon, banlieue de Bordeau, incendie d'origine accidentelle attesté (plus d'infos ).

Janvier 2011, Bordeau La Bastide, incendie d'origine accidentelle attesté (plus d'infos )

Janvier 2011, Orly, origine criminelle de l'incendie attestée (plus d'infos).

Fevrier 2011, Ivry-sur-Seine, un mort (plus d'infos).

Fevrier 2011, Rome, 4 enfants morts, peut-être un enfant en plus, 4 personnes portées disparues. (plus d'infos).

Mars 2011, Bordeau cours Edouard Vaillant (plus d'infos )

Mars 2011, Reims, incendie d'origine criminelle attesté (l'auteur du crime dit avoir voulu se venger d'une agression sexiste sur sa soeur). Deux personnes blessées. (plus d'infos)

Avril 2011, Grammont près de Montpellier (plus d'infos)

Mai 2011, Venissieux (Rhône) (plus d'infos ).

Mai 2011, Marseille 10ème (plus d'infos ).

Juin 2011, Montpellier, selon les témoignages des habitants le camp a été attaqué par 6 individus au coktail molotov, des caravanes ont été aspergées d'essence, la police a tardé à commencer une enquête, attitude étrange de médias locaux ... (plus d'infos)

Juillet 2011, Noisy le Sec (plus d'infos.

Juillet 2011, Paris, Porte de la Villette (plus d'infos ).

Septembre 2011, Belle de Mai Marseille, l'article précise qu'en "quelques mois" 4 campements ont été incendiés... (plus d'infos).

Septembre 2011, St Denis, les circonstances de cet incendie sont particulièrement étrange... ( plus d'infos )

Rien qu'en 10 mois sur l'année sur l'année 2011, 15 incendies touchant des habitats de Roms. Et à en croire les articles qu'on trouve sur le net, les habitats de Roms "brûlent" de plus en plus en France.

Parfois l'origine accidentelle est attestée. Il faut savoir que la plupart de ces campements s'apparentent à de véritables bidonvilles. La plupart des communes semblent ignorer la loi française, par exemple la loi Besson de 1990 revue en 2000, qui les contraint à mettre à disposition des Roms des aires d'accueil avec les équipements nécessaires (point d'accès à l'eau, à l'électricité, sanitaires, collecte des déchets etc...). En l'absence de site adaptés, les Roms installent des campements là où ils peuvent, dans des conditions sanitaires épouvantable, et il arrive même qu'on leur refuse l'accès à un point d'eau quand ils le demandent : c'était le cas à Gagny en 2010 où l'absence de point d'eau a eu entre autre comme conséquence dramatique de mettre les habitants du campement dans l'impossibilité de lutter suffisament tôt et efficacement contre l'incendie en attendant l'arrivée des pompiers. L'origine de l'incendie, une bougie, seul moyen de s'éclairer en l'absence d'accès à l'éléctricité. Un enfant en est mort...

Parfois l'origine criminelle est attestée.

Le plus souvent, les article ne disent rien quand à l'origine de ces incendies. Parfois ils évoquent l'ouverture d'une enquête, mais on ne trouve pas de suivi d'information disant à quelles conclusions ont aboutit ces enquêtes.

Parfois, les articles évoquent le témoignages de sinistrés, disant avoir vu des individus attaquer le campement, photos de coktails molotovs à l'appui, mais on ne parle d'aucune enquête, d'aucune poursuites judiciaire qui auraient suivi.

 

114 peronnes dont 14 enfants qu'on a tenté d'assassiner, dont la maison et toutes les affaires ont brûlé, parce qu'il sont Rom, ça n'émeut pas grand-monde... même si c'est le 16ème incendie d'habitat Rom en 11 mois en France... même si à chaque fois ce sont entre 50 et 200 personnes qui sont mises en danger, perdent le peu qu'elles possèdent, se retrouvent à la rue, même si il y des morts, enfants et adultes... Pas de ministre qui se déplace pour assurer les personnes sinistrées de son soutien et pour dire ce que l'Etat compte faire pour en finir avec cette vague d'incendies meurtrière... Et pendant ce temps là, des responsables politiques stygmatisent les Roms et attisent la haine... "la délinquance des jeunes Roms", "les campements illégaux de Roms" ...

 

Le rapport de l'assemblée parlementaire de Fevrier 2010 alerte les 47 Etats Membres du conseil de l'Europe sur la montée des violences à l'encontre des Roms en Europe et parle "d’une tendance à un antitsiganisme délétère qui se généralise en Europe". Il cite le commissaire de l’Union européenne à l’égalité des chances, Vladimir Spidla : «il semble que les Roms sont devenus la cible d’une violence raciste organisée alimentée par le populisme politique, le discours de haine et la médiatisation. Dans certains cas, les Roms sont les boucs émissaires des grands problèmes sociaux» (ERIO, E-News, 9 mars 2009). Il cite quelques faits effroyables tels que :

- des manifestations anti-Roms et des slogans, des propos incendiaires contre les Roms dans les campagnes éléctorales et de violentes agressions de Roms au coktail molotov en République Tchèque, où les extrèmistes ont infiltré la police, l'armée et les administration pénitenciaires,

- l'augmentation de défilés anti-Roms et d'agressions brutales contre les Roms dans plusieurs états membres,

- des agressions de Roms avec des refus de la police d'intervenir en Bulgarie,

- des discours de haine raciale anti-Rom en Croatie,

- des "marquages" de Rom au tampon pour les "identifier" par des fonctionnaires en France,

- des violences policières à l'encontre de Roms en Grèce,

- des agressions verbales contre les Roms, les juifs et gays devenues quotidiennes, des bombes incendiaires, des grenades à mains contre des habitats Roms, des Roms assassinés ou grièvement blessés en Hongrie,

- l'appel à la répression des Roms d'un ministre, des fichages abusifs de Roms, des expulsions brutales de campement Roms, de nombreux incendies criminels de campement Roms laissés impunis, des attaques de campements Roms par la population locale, des violences policières sur des Roms, des tabassages, meurtres, menaces de mort et ostracisation de Roms en Italie,

- des constructions de murs pour séparer les Roms des autres habitants dans certaines communes en Roumanie et au Portugal,

- des meurtres de Roms et des incendies de maison Roms en Russie,

- des tortures de Roms en présence de policiers en Serbie,

- des sévices sur des enfants Roms infligés par la police en République Slovaque,

- des propos racistes anti-Roms tenus par des responsables politiques et relayés par les médias en Suisse,

- des affiches appellant la population à signaler les Roms à la police en Ukraine,

- de violentes agressions et des attaques de gangs contre la diaspora Rom au Royaume Uni

Le rapport rappelle également que la population Rom est la plus grande minorité d'Europe, qu'elle est présente dans presque tous les 47 Etats membres du conseil de l'Europe, que les discriminations anciennes des Roms, en terme de droits fondamentaux au logement, à l'éducation, à la santé etc... persistent dans tous les Etats Membres, et que chaque Etat membre doit prendre ses responsablités de toute urgence et mettre en place une politique efficace de lutte contre les discriminations anti-Roms. Il propose à cette fin un certain nombre de recommandations (projet de résolution p 2/22 points 15 à 22 et projet de recommandation p 6/22).

 

Que s'est-il passé en France depuis février 2010 ? Le 30 juillet 2010, dans le "discours de Grenoble", Nicolas Sarkosy s'engage à faire démanteler la moitié des campements illégaux de Roms dans les trois mois, à confier la décision d'évacuer les camps aux préfets et à réformer la politique de lutte contre l'immigration illégale pour éviter que les Roms reviennent chaque année sur le territoire français pour toucher les aides au retour de l'État. Les renvois collectifs de Roms principalement en Roumanie mais aussi en Bulgarie et en Hongrie suscitent des réactions internationales : Les pays concernés par l'arrivée de Roms expulsés critiquent la stigmatisation de cette communauté tandis que la Commission européenne incite la France à respecter les règles de libre circulation des personnes au sein de l'Union européenne (plus d'infos ici)  . Le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale de l'ONU critique le 27 août 2010 le renvoi massif de Roms qui seraient « victimes d'une montée [...] des violences à caractère raciste » en France (plus d'infos ici).

 

Les Roms de ces campements illégaux qui brûlent si souvent, sont pour la plupart originaires de Roumanie et de Bulgarie. Ce sont des ressortissants européens. Ils devraient selon les dispositions de l'Union Européenne jouir du droit de libre circulation au sein de l'Union Européenne, pouvoir s'installer et travailler légalement en France comme tous les ressortissants européens et ainsi avoir la possibilité d'accéder à un logement décent, aux soins médicaux, à la scolarisation des enfants etc... Mais depuis l'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l'Union Européenne le 1er janvier 2007, la France maintient des dispositions transitoires qui rendent très difficile l’accès au travail des citoyens roumains et bulgares et limitent leur droit d’installation. Ces règles contraignent de fait les Roms venus de Roumanie et de Bulgarie à une extrème précarité. Alors que ces mesures transitoires prennent fin le 31 décembre 2011, le gouvernement français a d’ores et déjà annoncé sa volonté de les prolonger jusqu’en 2014 (plus d'infos ici).

Ainsi les Roms fuyant les persécussions ou la misère qui arrivent en France actuellement n'ont pas la possibilité de travailler légalement et d'accéder à un logement décent. Etant ressortissants européens, il ne peuvent pas faire de demande d'asile s'ils sont menacés dans leur pays, et ne peuvent donc pas bénéficier des (maigres) aides auxquelles ont droit les demandeurs d'asile et les réfugiés. Sans droit au travail et sans aides ils sont contraints au travail illégal et à la mendicité pour survivre. La plupart des communes ne respectant pas la loi Besson, ils sont contraints le plus souvent de s'intaller illégalement sur des terrains inoccupés dans des campements de fortune ou des bidonvilles, sans accès à l'eau, à l'éléctricité, aux sanitaires et à l'évacuation des déchets. Le barrage des langues et l'éloignement des centres ville rendent très difficile l'accès aux soins. Régulièrement chassés, expulsés, contraints de changer fréquement de place, la scolarisation des enfants est difficile. Ces dispositions légales entraînent donc de nombreuses atteintes à leur droits fondamentaux : constament chassés, souvent leurs rares biens sont détruits juste après l'expulsion, contraints à des conditions de vie effroyables, d'autant plus exposés à la maladie et à la mort. Ces dispositions légales rendent également impossibles leur intégration sociale et c'est précisemment ce qu'on leur reproche, comme si c'était une volonté de leur part.

 

Et enfin il y a ces incendies, de plus en plus fréquents, qui surviennent généralement alors qu'une procédure d'expulsion du terrain ou du bâtiment est en cours. Après ces incendies, ils n'ont plus rien, ni logement -aussi précaire soit-il-, ni vêtements, ni matériel... Les autorités locales leur proposent généralement un hébergement d'urgence pour quelques jours et puis... plus rien. C'est généralement à ce moment-là, où les Roms sont particulièrement fragilisés, que les autorités ou des associations mandatées par les autorités leur proposent ce qu'on appelle un "rappatriement humanitaire", c'est à dire une somme d'argent pour retourner volontairement dans le pays d'où ils viennent. Certains refusent, d'autres acceptent, mais reviennent pour la plupart, tout aussi indésirables là-bas qu'ici... et le cercle infernal recommence !

C'est aussi ce qui se profile pour les sinistrés de la Maison des Roms qui a brûlé le 24 octobre.

Mais il ne faut pas dire "Ici, là-bas, on brûle les Roms"... même quand l'incendie est criminel, même quand l'origine de l'incendie est accidentelle, mais que l'accident vient de la misère et du traitement inhumain qu'on leur impose pour s'en débarasser.... non, non, rien de criminel dans tout ça...

 

Le collectif la Baraka, les Lutheuses de Rrue et 6 autres association se mobilisent et lancent un appel : N'acceptons pas l'intolérable ! On peut également voir l'appel ici avec la liste des signataires.

Elles-ils appellent les associations et collectifs à co-signer leur appel. Il faut envoyer les signatures à inesdelunah@yahoo.fr .

Il y a également de fréquents rassemblements auxquels les parisien-ne-s peuvent se joindre.

Pour suivre les suites concernant la situation des sinistrés de la Maison des Roms et les mobilisation, RDV sur le site des Lutheuses de Rrue.

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 23:43

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ICI TOUT VA BIEN. RIEN NE S'EST PASSE.

(Incantation magique du "Guide pratique du féminisme divinatoire" de Camille Ducellier)

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 07:15
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